Et alors ?

Publié le par M.T

Je suis un parjure, un menteur, un escroc… « Et alors ? » Au-dessus de tout, je suis ; au-dessus de tout je reste. Fillon a basculé dans une autre dimension, celle dans laquelle, peu importe ce qu’on dit de lui, de quoi on l’accuse, où ce que l’on est à même de dénoncer, il s’en gorge, s’en regorge, s’en gargarise et plus il s’enfonce, plus il se redresse, plus il dérape, plus il va loin et frappe fort. Cet homme, qui a basé sa carrière politique sur l’image de l’honnête homme à la moralité irréprochable, celui-là même qui trébuche sur la révélation de ses malversations, lui dont on aurait attendu acte de contrition, demande de pardon à travers l’aveu de l’humble pécheur qui trouve dans la reconnaissance de son crime la rédemption, cet homme nous prend par surprise en balayant du revers d’une main dédaigneuse, toutes allégations contre lui sans même chercher, dorénavant, à les contredire.

« Et alors ? »

Constat ultime que de toute vérité il n’a cure et qu’on peut bien l’accuser de tous les maux, il s’en moque comme de sa première chemise sur mesure. Fillon décolle, non pas dans les sondages, mais de toute réalité, de tout bon sens, prenant ainsi ses propres électeurs en otage de sa superbe. C’est le mépris de l’élite empanachée, le cul fiché sur un destrier d’un blanc immaculé, qui regarde dans sa lorgnette ses troupes se faire massacrer en les rendant responsable de sa propre incurie stratégique. Ils sont morts « Et alors ? ».

Moralité : Mettre autant d’argent dans une veste de luxe pour la retourner aussi souvent, est-ce bien utile ?...

 

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