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Vote à tout prix

Publié le par M.T

Vote à tout prix

Nous avons tous au fond de nos mémoires l’exposition de faits divers dans toute l’horreur de de crimes insensés, de corps mutilés, de cadavres démembrés retrouvés enfouis au fond de jardins policés et bien entretenus. Ces descriptions insoutenables nous donnent la nausée et nous effraient tant qu’on se garderait bien de ne jamais nous retrouver nous-mêmes en de telles circonstances. Et pourtant, nous y sommes. En plein dedans. Notre corps agressé, poignardé, outragé… Je veux parler ici de notre corps électoral.

Que voyons-nous, qu’entendons-nous depuis des mois ?

Un ex-Premier Ministre, François Fillon affirme devant des millions de spectateurs que, dans le cas où il serait mis en examen, il retirerait sa candidature à l’élection présidentielle. C’est une question de moralité. Fillon est mis en examen, Fillon se présente aux présidentielles.

Un autre ex-Premier Ministre, Manuel Valls, affirme lui et devant autant de spectateurs que, dans le cas où il perdrait la primaire de la gauche, il soutiendrait le candidat désigné. C’est une question de loyauté. Hamon élu, Manuel (Valls) soutient Emmanuel (Macron).

Une député européenne, Marine Le Pen, celle là même qui, cherchez l’erreur, combat avec le plus de pugnacité l’Europe, promet un retour à l’ordre et aux valeurs famille, patrie. C’est une question de dignité. Convoquée devant un juge, Marine Le Pen ignore sa convocation.

De Gaulle, vous savez, celui qu’on nous met à toutes les sauces depuis cinquante ans, doit s’étrangler dans sa tombe, à faire vibrer les multiples cloches de Colombey et ses deux églises. Quant à nous, le corpus electorate, nous nous désagrégeons devant tant d’indignités, de traitrises, de parjures, de déloyauté, d’amoralité… Dois-je continuer ?

Voilà ce que nous apportent ces élections présidentielles de 2017. Elles mettent au jour l’inanité de nos politiques, leur médiocrité, leur rivalité de petits chefs, et leur grande capacité à retourner leur veste autant qu’à les rendre. Pire, ces élections 2017 nous démontrent la propension partagée de ces politiques à se penser au-dessus des lois qu’ils sont censés incarner.

Et face à tout ce fatras, on va nous demander de croire… Parce que voter, c’est croire. Croire en des lendemains meilleurs, croire que notre implication en ce jour d’expression citoyenne nous grandira et renforcera notre démocratie. Et surtout, croire que notre vote détient encore un quelconque pouvoir.

Sauf que ça ne marche plus. Dans le calcul à court terme et à courte vue de nos politiciens, dans cette volatilité de leurs engagements et le peu de cas qu’ils font de la parole donnée, dans cette constatation amère que les idéaux d’hier ne sont plus que des éléments de langage à traduction multiples et opportunistes, le corps électoral se meure, se noie, se désagrège.

Pire, l’indignité du politique, ses mensonges, ses tricheries, ses malversations, ses reniements provoquent aujourd’hui une telle implosion de ce corps électoral qu’elle le projette dans le néant ou vers des extrémismes catastrophiques. Ceux là même qui crient aux loups, puis, pris la patte dans le pot de confiture, au complot, créent, rassemblent et fortifient la meute qu’ils combattent. A dénoncer les turpitudes d’une extrême-droite sans foi ni loi, Les Républicains, sans aucune exemplarité dans leur propre camp, montrent qu’ils ne valent pas mieux. A organiser des primaires dont les résultats ne sont pas pris en compte, le Parti Socialiste se moque de ses propres électeurs et de la démocratie. A nous dépeindre de pures enquêtes de justice comme autant de manipulations destinées à lui nuire, et à s’y soustraire, le FN se met lui-même hors-la-loi.

Et nous ? Et bien nous nous devons nous arranger de tout cela et aller voter, continuant de croire que la République est à ce prix. Nous devons élire son Président entre des mis en examen, des traitres, anciens ou nouveaux, des menteurs, sans compter les petits derniers tout juste sortis de l’œuf qui pensent que la Guyane est une île et Cayenne, la ville où on fabrique les Porsche ?

Et bien moi je dis, ce vote aura un prix, un prix cher payé, le prix de l’amertume et du dégoût.

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Décodez pas les mecs !

Publié le par M.T

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Enough is enough !

Publié le par M.T

Enough is enough !

Il n’aura échappé à personne que je ne suis pas la supportrice énamourée de Monsieur Fillon. Mais jusqu’à présent, ma ligne de conduite a été d’exposer, d’analyser ce que je pouvais, ce que je comprenais et de commenter en gardant la distance sereine et posée du au respect que tout électeur doit à tout candidat, quel qu’il soit. Mais ça, c’était avant.

Hier soir, l’indigne a cédé à l’ignoble. Un Fillon bouffi de hargne, de mépris, de contentement superfétatoire a raclé les bas fonds de l’ignominie. Balayant toutes les accusations qu’on peut lui porter d’un « oui, j’ai fait des erreurs mais qui n’en fait pas ?», Fillon nous a sorti le couplet de la faute avouée, à moitié pardonnée. Et même, dans son cas, totalement absoute ! En surenchère, il a sorti de son ton de fausset le sempiternel «Vous allez me permettre, ce soir, de m’expliquer » qu’il nous sert désormais depuis des mois et qui ne mène à rien. En réponse à tout, de son air dogme, Fillon enfonce le clou au sujet des costumes d’un « oui, j’ai accepté les costumes mais je les ai rendu » Vache, ça c’est de la ligne de défense ! Non mais est-ce qu’un jour Fillon va prendre conscience de ce qui lui est reproché ? Qu’au delà de prouver si il est coupable ou pas, son attitude de refus de la réalité, de déni, de mensonges avérés le discréditent à jamais ? « Qui imagine le Général de Gaulle mis en examen ? » Ha oui ? Et qui imagine se faire élire après avoir sorti autant de grossiers mensonges effaçant à jamais toute crédibilité à son message politique ? Qui imagine qu’en pleine tempête sur les emplois supposés fictifs de sa femme, alors qu’il va être mis en examen, le candidat à la présidentielle ne trouve rien de mieux que d’enfiler des costumes offerts par un avocat sulfureux ? C’est ça la responsabilité d’un futur Président de la République ? Sans même parler de probité, est-ce en ça que réside la cohérence d’un futur haut responsable ? N’a-t-il donc pas plus de jugeote faute d’exemplarité ? Pense-t-il que les français sont à ce point stupide qu’ils n’y verront rien à redire ? Et de minauder en réponse à Pujadas, avec un demi-sourire assez sournois et provocateur au sujet des costumes « …et oui, je les ai portés…hihi… ». Pardon, mais moi, je ne souris plus à ce stade.

Le candidat a cherché alors à recentrer le débat sur son programme et vint l’édifiant et consternant reportage sur les personnels hospitaliers. Regard impavide, Fillon a démontré son indifférence au sort de ceux qui explosant le quota de leurs heures rémunérées se penchent et soulagent chaque jour la misère humaine. Mais Fillon n’en a cure. Fillon s’ennuie.

Et puis arriva ce moment surréaliste où Fillon accusa l’Élysée et nommément François Hollande d’avoir créé un « cabinet noir » destiné à l’abattre lui, ce brave parmi les braves. Tiens ? Mis à part que c’est un coup de sonnette qu’on a déjà entendu outre-Atlantique, l’attaque étant la meilleure des défenses, on ne sait jamais, ça peut marcher ! Et quelle serait sa preuve ? Fillon cite la révélation publiée dans un livre par des journalistes du Canard Enchaîné… Passons sur l’ironie d'un Fillon s’appuyant sur des journalistes du Canard pour accréditer ses dires, là encore, il sera contredit très rapidement par les auteurs eux-mêmes de l’ouvrage.

Alors en désespoir de cause, comme ses pervers narcissiques qui, si vous ne les aimez pas vous culpabilisent, Fillon sort l’arme suprême et, rappelant le destin tragique de Pierre Bérégovoy, insinue qu’il comprend qu’on puisse en arriver à de telles extrémités. L’ignoble est atteint. On ne peut pas tomber plus bas. Et merci à Christine Angot, dont je ne suis pas la première fan, de s’être étranglée de rage pour nous, les français qui en avons marre d’être ainsi méprisés et malmenés.

Alors je vais dire une dernière chose. Ce torrent de boue que vous décrivez ne vous recouvre pas, monsieur Fillon, c’est vous le torrent de boue et vous le faites couler sur notre démocratie. Honte à vous !

Il y a quelques jours, j’étais accablée. Aujourd’hui, je suis révoltée !

Et puis, un moment de grâce...

Car pendant ce temps, sur une autre chaine, un bijou extraordinaire passait. Il s’agissait d’un téléfilm réalisé par Xavier Durringer avec notre si belle et émouvante Line Renaud incarnant une femme, ancienne résistante, venue pour faire justice et laisser éclater une vérité trop longtemps contenue, celle d’un homme qui dénonça et fit tuer 19 adolescents pendant la dernière guerre et qui mena ensuite une vie d’homme respecté et honoré. C’est un téléfilm qui ne paye pas de mine, qu’on pourrait aisément abandonner en zappant sur une autre chaine mais qui porte en lui une force sous-jacente telle qu’on reste à le regarder, happer, et qu’à la fin, on pleure. Le personnage de Line Renaud nous délivre dans une dernière scène anthologique un message vibrant et plein d’un sens puissant surtout de nos jours, celui qu’il ne faut jamais oublier notre passé et qu’à cause de notre présent si malmené, « … il faut rester vigilants, la liberté, c’est fragile… ».

Finissons sur ces mots voulez-vous ?

 

 

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C'est pas tous les jours facile...

Publié le par M.T

C'est pas tous les jours facile...

Aujourd’hui est un jour sans. Disons, un jour qui me laisse la bouche pâteuse. où je lis les nouvelles, les infos sans plus l'espoir de lendemains qui chantent. Un jour où l'appétit me quitte et où je désespère de retrouver la fibre exaltée et exaltante du combat politicien.

Sans défaitisme outré, force est de constater que la politique française continue son virage à droite toute, vers une extrême-droite de plus en plus marquée, revendiquée, assumée et que ce qui relevait jusqu'à présent des agissements et autres fantasmes identitaires d’un groupuscule isolé devient force de majorité. Nous sommes en démocratie et il faut l’admettre, l’extrême-droite et la droite extrême sont en train de gagner leur pari. Je lisais ce matin les comptes rendus du débat d’hier soir sur TF1. Oui je sais, je me fais du mal... La parole de gauche devenue inaudible s’effondre quand une majorité de commentaires porte l’extrême-droite de Marine Le Pen au pinacle. "Je ne voulais pas voter Marine Le Pen, mais j'ai trouvé son programme convaincant" s'esbaudit une commentatrice. Tel le Messie, la présidente du parti du Front National arrive à ses fins pour incarner, telle la Jeanne de son papa, celle qui boutera les dangers et notre mal de vivre hors de France. Sauf qu'il faut bien comprendre que les dangers dont elle nous menace, c'est elle-même qui les aura levés. Sa parole, parfaitement rodée, agite les peurs de tous bords, appuyant sur le chômage, le communautarisme… comme autant de chiffons rouge. Si vous n’avez pas d’emploi, si l’insécurité grandit, si le terrorisme nous encercle, deux seuls responsables : l’islamisme (entendez, n’importe quel musulman) et l’Europe (comprenez, les autres). Et ça marche. Grâce à sa litanie alarmiste, Marine le Pen a fini par nous convaincre qu’à chaque fois qu’on prend l’avion, celui-ci s’écrase.

Et la France s'étouffe dans cette démagogie glaçante. En fait, Marine Le Pen est ce qu’elle dénonce, une terroriste dont les armes sont les mots de sa virulence. Comme un terroriste tue sans choisir ses victimes, au hasard le plus souvent d’une foule cosmopolite, dans le but de propager la terreur dans une foule hébétée, Marine Le Pen nous dresse un tableau de notre société si terrifiant que l'angoisse tétanisante qu'elle fabrique en nous sert de trône à son pouvoir. Alors on se replie sur soi en espérant que Super Marine, en G.I Joe accomplie, vienne nous sauver. Marine Le Pen, c'est le pompier qu’on adule avant de découvrir qu’il est le pyromane. Trop tard.

Fillon n’est pas loin derrière. Lui traverse les flammes sans qu’elles ne le brûlent. Saint François martyr portant sa croix pour nous délivrer de ses de nos péchés. Et vous savez quoi ? Il va s’en sortir le bougre ! D’autant que la gauche, magnanime vient de lui offrir le super cadeau bonus Le Roux et ses fillettes en job d’été à l’Assemblée.

Nous aurons donc ces deux là au second tour.

Macron, juste derrière, beau perdant se fera les dents pour les prochaines élections. Hamon/ Mélenchon, Mélenchon/Hamon se disputeront les restes. Hamon se fera écarter d'un parti socialiste exsangue et rejoindra les rangs des exilés à l’instar d’une Ségolène à qui on aura bien fait payer d’avoir aussi bien réussi. Mélenchon coulera des jours heureux bercés des vitupérations nécessaires à son organisme d’extra-bileux. A ce sujet, je conseille à tous la vidéo de Mélenchon esquivant la question d’un journaliste, pour ordonner à l’un de ses sbires « dégage moi ça ! ». Dégage-moi ça… Voilà… les journalistes l’auront cherché sans doute oubliant trop souvent que l’info prime sur le spectacle, mais quand même… dégage-moi ça ?…

Et pendant ce temps... Paix aux autres candidats, les « petits » les « obscurs » ceux qui n’auront pu débattre avec les "grands", renforçant l'image d'une démocratie qui l’est de moins en moins.

Oui… c’est vraiment un jour sans…

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Et alors ?

Publié le par M.T

Je suis un parjure, un menteur, un escroc… « Et alors ? » Au-dessus de tout, je suis ; au-dessus de tout je reste. Fillon a basculé dans une autre dimension, celle dans laquelle, peu importe ce qu’on dit de lui, de quoi on l’accuse, où ce que l’on est à même de dénoncer, il s’en gorge, s’en regorge, s’en gargarise et plus il s’enfonce, plus il se redresse, plus il dérape, plus il va loin et frappe fort. Cet homme, qui a basé sa carrière politique sur l’image de l’honnête homme à la moralité irréprochable, celui-là même qui trébuche sur la révélation de ses malversations, lui dont on aurait attendu acte de contrition, demande de pardon à travers l’aveu de l’humble pécheur qui trouve dans la reconnaissance de son crime la rédemption, cet homme nous prend par surprise en balayant du revers d’une main dédaigneuse, toutes allégations contre lui sans même chercher, dorénavant, à les contredire.

« Et alors ? »

Constat ultime que de toute vérité il n’a cure et qu’on peut bien l’accuser de tous les maux, il s’en moque comme de sa première chemise sur mesure. Fillon décolle, non pas dans les sondages, mais de toute réalité, de tout bon sens, prenant ainsi ses propres électeurs en otage de sa superbe. C’est le mépris de l’élite empanachée, le cul fiché sur un destrier d’un blanc immaculé, qui regarde dans sa lorgnette ses troupes se faire massacrer en les rendant responsable de sa propre incurie stratégique. Ils sont morts « Et alors ? ».

Moralité : Mettre autant d’argent dans une veste de luxe pour la retourner aussi souvent, est-ce bien utile ?...

 

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Accortes japonais

Publié le par M.T

Accortes japonais

International

Six ans après la catastrophe nucléaire en mars 2011 qui a frappé Fukushima et ses environs, le gouvernement japonais vient de réduire de 40% la zone interdite et encourage les familles évacuées à rentrer chez elles. Et comment incite-on une population à revenir vivre dans une région qui est, en toute vraisemblance, encore contaminée ? Et bien le gouvernement japonais, par la voix du gouverneur de Fukushima, possède un argument de taille : « Si les gens sont heureux et continuent de sourire, la radioactivité ne les atteindra pas. » Alleluya ! ou comme on dit en japonais : « Takasourir Yatapokitombe » Voilà les japonais évacués grandement rassurés et soulagés ! La bonne humeur en remède imparable à la radio activité ! Youpi ! On se marre tous ! Et pour les plus récalcitrants, les dépressifs, les mauvais coucheurs bougons, il existe une autre solution, radicale celle-là. Les allocations versées depuis le drame et qui les aidait à payer les loyers prohibitifs des villes seront coupées. En japonais : « Tiva Téfoutu, Tivapa Taputsou ». C’est simple, propre et direct. Et on se plaint…

National

Vous me direz que je ne suis jamais contente et qu’après tout, je n’ai qu’à adopter le principe japonais du « Tusouri Tapadcloc». Peut-être que cela pourrait marcher chez nous en vue de la prochaine élection présidentielle. Tiens, prenons par exemple et au hasard madame Le Pen. Peut-être quand lui souriant, on pourrait lui montrer la porte du cabinet des juges et lui demander, dans un franc éclat de rire, qu’elle respecte les lois et la justice de notre beau pays ?... non ?... Ouais, je vois bien vos petits visages qui restent chafouins…

Final

Sourions enfin à Juppé qui vient de donner son parrainage à… Fillon… Pfff… Alain, tu déconnes là. Ok, tu te retires, ok tu jettes l’éponge. Ok, fidèle parmi les fidèles, même dans la tempête, tu restes à bord.. Mais... Tu sais que cela n'a pas réussi à tout le monde ça ? Et ne crois pas les japonais s'ils te disent que tu n'as qu'à sourire pour ne pas sombrer avec urnes et bulletins de vote ! Non, vraiment, avais-tu besoin d’aller jusqu'à cette extrémité ? N’y aurait-il pas chez toi un petit côté maso qui te pousse à te flageller ainsi ? Comment j’appellerais ça, moi… Yajupé Kédégouté…

PS

Pas le parti mais le scriptum, demain, on s'essaye au breton ? d'accord ?

 

 

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A la carte !

Publié le par M.T

Hors d’œuvre (mais vraiment en dehors de l’œuvre !)

Fillon présente aujourd’hui sa nouvelle équipe de campagne : Baroin au « rassemblement politique », Christian Jacob, devient, lui, "coordinateur de la campagne", et Luc Chatel remplace Thierry Solère comme "porte-parole et président des comités de soutien". Voici donc un trio de généraux sarkozystes autour du candidat, sous forme d’encadrement étroit pour ne pas dire de recadrage bien serré. Voici un tour de vis qui nous prouve que l’ancien Président est toujours aux manettes et que Fillon est et restera, quoiqu’il en dise, quoi qu’il fasse, un simple collaborateur. Sarkozy, le plus puissant d'entre tous... C’est le groupe Accor qui doit se frotter les mains aujourd’hui.

Plat Principal

Elles sont femmes, elles sont black et elles forment le premier équipage féminin sur Delta Airlines. Non, pas en tant qu’hôtesses mais respectivement pilote et co-pilote ! Brava !

 

Dessert

Je voulais vous trouver une bonne nouvelle en guise de sucrerie. Et bien j’ai beau tout éplucher sur le net, je ne trouve rien ! Je vous annonce donc que les myrthes de mon jardin, après avoir brûlées à cause du gel de cet hiver, repoussent ! Finalement, il en va des plantes comme en politique, tu crois le plant grillé et il revient plus fort que jamais !

 

Publié dans Actus

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Ite Missa Est

Publié le par M.T

Ite Missa Est

Et voilà, la messe est dite. Non, il ne se rendra pas et oui, il restera. Fillon a gagné son pari, prenant en otage les électeurs de droite et du centre dans une dernière bataille menée par son aile extrême. Avec une pugnacité exemplaire, la seule exemplarité qu’on peut lui reconnaître aujourd’hui, il a pourfendu tous ceux qui contre lui se dressaient par intérêt ou tentaient de le sauver, par pure amitié. Il a balayé et anéanti le camp Juppé oubliant par là même que ces électeurs représentaient un tiers des voix qui pourraient bien lui faire défaut dans la dernière ligne droite. Mais plutôt mourir que de se rendre ! Le politique affublé de surnoms peu flatteurs tel « le collaborateur », le « sans couille », « monsieur Pipi » dixit un Jean Louis Debré, alors Président de l’Assemblée Nationale qui avait remarqué que dès qu’un texte délicat se présentait, Fillon filait aux toilettes…  Ce politique enfin tient sa revanche. Et il va leur montrer, à tous, qui il est ! Quitte à pactiser avec le diable pour arriver à ses fins. Et de fait, qui a sauvé le soldat Fillon ? Les Républicains ? Non. La justice écartant tous les soupçons ? Non. Ceux qui, in extremis, auront rattrapé le candidat pendu par une main au dessus du précipice, sont les organisateurs de Sens Commun, un groupuscule de catholiques traditionnalistes regroupant tout juste 9.000 adhérents. Et je ne me fais aucune illusion, ceci aura son prix. Reste à savoir lequel. Et ceux qui voteront pour Fillon le sauront assez tôt.

Comment la droite républicaine et laïque se relèvera-t-elle de ce virage extrémiste qui nous ferait passer la famille Le Pen en son entier pour de joyeux drilles ?

Voilà donc l’avenir qu’on nous propose, celui de se voir gouverner par un probable futur mis en examen qui n’a de droite que l’extrême. Et quand bien même la justice le blanchirait-il, il resterait que, contrairement à l’image qu’il a cherché à donner de lui, celui d’un homme probe et juste à la morale inattaquable, Fillon aura fait la preuve qu’il est capable de duplicité, de mensonges et de parjures. Mais il ira jusqu’au bout. Et ses électeurs aussi.

 

Dont acte.

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Chercher l'horreur

Publié le par M.T

Chercher l'horreur

Il n’y aura pas eu de trêve ce week-end. Fillon continue de monopoliser les unes des quotidiens, les émissions radiophoniques et autres 20H00 télévisuels sans oublier son petit raout parisien dominical auquel étaient conviés tous les clubs seniors « Sourire dans la Vallée ». L’histoire n’en finit pas à l’image d’un vieux chewing-gum collé à la semelle. Fillon est partout, seul candidat audible dans cette campagne présidentielle. Et c’est un comble ! Car quid du programme et des meetings des autres candidats ? Il faut aller chercher loin dans les pages de nos quotidiens pour en avoir un petit aperçu. Au mieux nous parle-t-on du soutien-gorge de Marine Le Pen dans lequel la gourgandine effrontée aurait glissé le téléphone portable que lui réclamait un représentant de la loi. Si l’affaire n’était pas aussi grave, je vous jure que j’en rirai.

Je ne vais pas vous refaire l’histoire chaque jour des péripéties du candidat LR, je sens que je vais vous perdre très vite sinon, mais j’aimerais qu’on essaie ensemble de regarder les derniers événements d’un œil neuf et, si possible, débarrassé de toute passion. Juste les poser à plat.

« Ils étaient plus de 200.00 hier à Trocadéro » « 300.000 » selon Retailleau, sénateur nouvellement promu aux échappées excentriques, pardon, médiatiques. Bien… Je pense que beaucoup d’entre vous ont, plus ou moins, une vague idée de la taille de la place du Trocadéro qui, à nue, fait environ la taille de 3 terrains de foot. Je dis à nue car il faudrait retirer de cette surface les emplacements divers de voiries (sorties de métro, kiosques…), mais aussi les nombreux arbres qui en font tout le charme au printemps, la statue équestre du Maréchal Foch qui orne son centre ainsi qu’un monument à la gloire de l'armée française. Mais ne soyons pas chipoteurs. Donc, si l’on en croit les organisateurs, cette place aurait accueilli près de 300.000 personnes… Bien… Monsieur Fillon aurait donc réussi l’exploit de faire tenir sur cette place, peu ou prou, l’équivalent de la population de la ville de Nantes. Moi je dis chapeau à l’électorat de droite pour sa capacité à se comprimer à ce point. Mais il est vrai que le comptage a été effectué par Sens Commun, ceux là même qui, lors des manifestations contre le mariage pour tous, annonçait des millions de personnes dans la rue. Gageons que chaque poussette alors comptait double ! Ca, c’était pour le comptage…

Est-ce bien utile de souligner qu’il faut somme toute un sacré culot pour descendre dans la rue afin de soutenir un type englué dans des affaires judiciaires ? Je veux bien croire que les électeurs de droite, à la fidélité sans faille, entre les Tiberi, Chirac, Sarkozy, Balkany ont sans doute pris leur parti de voter pour des futurs ex mis en examen, mais quand même…Cette bourgeoisie bien pensante, si stricte et raide, je parle pour les sympathisants de Sens Commun qui apparaissent comme les derniers soutiens de FF, ces gens-là ont une moralité à la géométrie bien variable. Ceux-là mêmes qui défendaient aux couples homosexuels de se marier et poussaient leur progéniture à hurler des insanités aux parents de même sexe semblent beaucoup plus tolérants quand il s’agit de malversations d’un de leur candidat. Et puis en dernier recours, empêtrés dans leurs contradictions, n’aiment-ils pas déclarer « De toutes façons, ils sont tous pourris, alors ?! » Et bien, non, ça, je ne le crois pas. Tout comme je refuse qu’aux motifs de défendre sa propre corruption, Monsieur Fillon en appelle à la France des Lumières, à Rousseau ou encore Voltaire. Non, Monsieur Fillon, cette France là, cette lumière là, ne vous éclaire pas.

Maintenant, quid de l’antienne filloniste de nous menacer d’un raz de marée bleu marine s’il se retire, lui, qui s’auto-déclare l’unique garant et seul rempart du FN ? De but en blanc, j’aurais tendance à dire qu’il a tort et que non, monsieur Fillon, vous n’êtes pas le seul pour nous prémunir de l’extrême-droite. Et pourtant, on peut se demander si le gaillard n’aurait pas raison après bien y regarder. Il suffit pour cela d’écouter son propre électorat qui, sans ciller, se drapant dans la dignité d'une veste en loden élimé, nous assure que si leur candidat se retire alors, oui, ils voteront Marine Le Pen… Donc, si je comprends bien, celui-là même qui axe toute sa campagne à vouloir empêcher le FN d’arriver au pouvoir est soutenu par un électorat front national. Ils suffisaient de les entendre lors du rassemblement dominical. « Je soutiens Fillon, seul rempart au FN et je voterai Le Pen s’il se retire ». Alors je veux bien croire que l’électorat filloniste a une capacité extraordinaire à se dupliquer dans une place exiguë quand bien même serait-elle des Droits de l’Homme, mais se couvrir la tête de cendre et se déchirer la chemise pour empêcher madame Le Pen d’arriver au pouvoir tout en menaçant de voter pour elle, il y a un vrai paradoxe qu’il va falloir prendre en compte. J’ai toujours pensé que Fillon et Le Pen, c’était la droite extrême contre l’extrême droite. J’avais tort. C’est la même chose.

Comment ne pas finir sur ce déplorable passage au 20H00 de France 2 ce dimanche soir ? Après avoir mangé du Fillon tout le week-end, celui-ci a eu les « honneurs » des deux tiers du JT. Je ne sais pas ce qu’en pensent les autres candidats mais j’aimerai que le CSA se penche sur ce temps de parole accordé aux dépends des autres candidats et donc de la campagne présidentielle. Et notre homme de nous assurer, à plusieurs reprises, qu’il n’est pas autiste ! C’est sans doute dommage pour le candidat. Il aurait sûrement plus de talent !

Allez, refermons la page Fuyons, pardon, Fillon et tournons-nous vers des jours plus heureux, l’affaire Troadec par exemple, où l’on apprend ce matin que le beau-frère, ex-mari de la sœur du père, aurait avoué le quadruple crime pour quelques pièces jaunes…

Non, vraiment, cette journée est à l’aune de la météo. Du gris, du vent, de la pluie et une livraison qui devait arriver à 07H30 ce matin et n’est toujours pas là !

Quelqu’un pour un café ?

 

 

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Des convictions aux oeillères

Publié le par M.T

Des convictions aux oeillères

De minute en minute, la caravane se bloque, et les chiens galopent tous azimuths (J’aime bien ce mot azimuth… le « h » n’est pas nécessaire mais moi je préfère, c’est plus classe), bref et donc, c’est la pagaille la plus totale chez nos candidats.

Imaginez… Une première primaire, à droite, nous balance aux ornières un ex-président dont l’arrogance amnésique lui a laissé croire qu’ayant perdu face à un terne et consensuel adversaire, cinq ans plus tôt, il allait pouvoir prendre sa revanche et abattre d’un revers de pichenette, en seulement deux coups, le sage bordelais et l’inodore collaborateur. Et vlan, prend toi ça dans la tronche. Jeanne D’Arc est renvoyée à ses tricots de laine et autres parties de boules sudistes. Une semaine après, c’est au tour de l’élogieux modéré de se voir offrir un aller simple pour regagner ses terres viticoles. Et des trois, celui qui ne souriait jamais reste.

Puis, une primaire à gauche que décline avec prudence le président sortant et voit émerger, entre un tout juste ex-premier-ministre à la mâchoire si crispée qu’on lui offrirait bien une petite séance d’ostéopathie et l’initiateur d’un Redressement qui n’aura pas été très Productif pour lui, un jeune frondeur aux idées si subversives qu’il ferait passer, si on en croit son propre camp, Staline pour un succédané de Casimir. Mais lui non plus, notre candidat, ne souriait pas. Doit-on y voir un signe ?

On aurait pu s’arrêter là et assister à une campagne « normale » non sans batailles plus ou moins glorieuses mais qui nous aurait menés, bon an mal an, à une élection où l’alternance, en toute logique, serait sortie victorieuse. Seulement voilà, rien ne fonctionne comme prévu.

Fillon s’accroche comme un désespéré à un trône hypothétique qui s’éloigne de jour en jour, d’heure en heure (je ne sais même pas ce qu’il se passe pendant que je vous écris cela ni ce qui sera lorsque vous me lirez…). C’est l'histoire du type qui refuse de monter dans un canot de sauvetage persuadé qu’il est d’avoir conçu un navire insubmersible. Ca prend l’eau de tout bord, la poupe disparait déjà, ça fait des gros glouglous tout autour de lui mais le gars reste, imperturbable, stoïque, droit dans ses bottes qu’il ferait mieux d’enlever vite fait avant qu’elles ne se remplissent, elles aussi, d’un trop plein d’eau. Nous assistons à un « spectacle » assez unique mais qui fait froid dans le dos. Rien ne tient debout, il est le premier à le savoir, mais il résiste, envers et contre tout, quitte à se parjurer, à détruire une image de lui-même patiemment fabriquée, avec pour seul crédo, « Dieu reconnaîtra les siens »… Oui… Sauf que Dieu n'a jamais empêché les naufrages (ça se saurait) et que maintenant, notre homme est quasiment seul sur le navire qui coule refusant d'écouter tous ceux qui l’enjoignent à sauter et nager le plus loin possible avant d’être définitivement aspiré par les remous de ce Titanic politique en déroute.

Que se passe-t-il donc dans sa tête ? Arrogance ou bêtise ?

Est-ce la volonté de l’obscur, toujours le deuxième jamais le premier, dans l’ombre de ceux qui lui ordonnaient d’avaler sans rien dire toutes les couleuvres et pense avoir enfin trouvé la lumière qu'il ne peut y résister ? Se croit-il à ce point si proche d’une reconnaissance publique qui le laverait à jamais de toutes ces basses besognes auxquelles il aura été cantonné pendant toute sa carrière politique, attendant qu'on lui donne la place qu’il mérite, celle du chef ? Je ne sais pas mais je me doute que si près du but, quand les portes de la gloire s’entrouvrent enfin et que les trompettes de la renommées résonnent à plein, il doit être bien difficile d'y renoncer. Sauf qu'ici et comme dans la chanson, les trompettes de la renommée sont bien mal embouchées.

Voilà le constat...

Je compatis avec la détresse de l’homme mais je m’insurge que dans sa volonté désespérée de se maintenir, il entraine avec lui dans sa noyade une éthique suprême, celle du respect des institutions. Comment celui qui se présente à la plus distinctive des fonctions peut-il à ce point l’abaisser ? Comment peut-il penser sauver son honneur en le piétinant ? Comment peut-il nous demander de le croire quand il se parjure lui-même ?

Et ce ne sont pas ces effets de manche qui y changeront quoi que ce soit. Son programme se durcit, se sarkozyse mais rien n’y fait, ça prend l’eau quand même. Et plus dure sera la chute. Même s’il n’est pas le seul dans ce cas !

Tout près de lui, l’extrême droite se débat dans les mêmes eaux mais avec une différence majeure : elle, elle s’en fout. Le système Le Pen, c'est l'anti-système. Alors on peut bien les attaquer de toute part, eux, ça les fait rigoler. Dégagez, y’a rien à voir ! Le bateau peut couler, qu’est-ce que cela fait ? De toute façon, personne n’était monté dedans.

Et pendant ce temps qui courre, les discours des candidats sont inaudibles et passent dans la quasi indifférence générale. Seul compte de savoir quand le sarthois disparaîtra dans les eaux noires qu’il aura lui-même invoquées.

En fait, ce n'est pas du tout de cela dont je voulais parler ce matin, mais il fallait bien passer par là...

Je sais… les nouvelles ne sont pas très engageantes… Autre chose pour terminer ? Ah oui, super important, Aurélie et Arnaud, c’est fini !

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