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A la carte !

Publié le par M.T

Hors d’œuvre (mais vraiment en dehors de l’œuvre !)

Fillon présente aujourd’hui sa nouvelle équipe de campagne : Baroin au « rassemblement politique », Christian Jacob, devient, lui, "coordinateur de la campagne", et Luc Chatel remplace Thierry Solère comme "porte-parole et président des comités de soutien". Voici donc un trio de généraux sarkozystes autour du candidat, sous forme d’encadrement étroit pour ne pas dire de recadrage bien serré. Voici un tour de vis qui nous prouve que l’ancien Président est toujours aux manettes et que Fillon est et restera, quoiqu’il en dise, quoi qu’il fasse, un simple collaborateur. Sarkozy, le plus puissant d'entre tous... C’est le groupe Accor qui doit se frotter les mains aujourd’hui.

Plat Principal

Elles sont femmes, elles sont black et elles forment le premier équipage féminin sur Delta Airlines. Non, pas en tant qu’hôtesses mais respectivement pilote et co-pilote ! Brava !

 

Dessert

Je voulais vous trouver une bonne nouvelle en guise de sucrerie. Et bien j’ai beau tout éplucher sur le net, je ne trouve rien ! Je vous annonce donc que les myrthes de mon jardin, après avoir brûlées à cause du gel de cet hiver, repoussent ! Finalement, il en va des plantes comme en politique, tu crois le plant grillé et il revient plus fort que jamais !

 

Publié dans Actus

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Ite Missa Est

Publié le par M.T

Ite Missa Est

Et voilà, la messe est dite. Non, il ne se rendra pas et oui, il restera. Fillon a gagné son pari, prenant en otage les électeurs de droite et du centre dans une dernière bataille menée par son aile extrême. Avec une pugnacité exemplaire, la seule exemplarité qu’on peut lui reconnaître aujourd’hui, il a pourfendu tous ceux qui contre lui se dressaient par intérêt ou tentaient de le sauver, par pure amitié. Il a balayé et anéanti le camp Juppé oubliant par là même que ces électeurs représentaient un tiers des voix qui pourraient bien lui faire défaut dans la dernière ligne droite. Mais plutôt mourir que de se rendre ! Le politique affublé de surnoms peu flatteurs tel « le collaborateur », le « sans couille », « monsieur Pipi » dixit un Jean Louis Debré, alors Président de l’Assemblée Nationale qui avait remarqué que dès qu’un texte délicat se présentait, Fillon filait aux toilettes…  Ce politique enfin tient sa revanche. Et il va leur montrer, à tous, qui il est ! Quitte à pactiser avec le diable pour arriver à ses fins. Et de fait, qui a sauvé le soldat Fillon ? Les Républicains ? Non. La justice écartant tous les soupçons ? Non. Ceux qui, in extremis, auront rattrapé le candidat pendu par une main au dessus du précipice, sont les organisateurs de Sens Commun, un groupuscule de catholiques traditionnalistes regroupant tout juste 9.000 adhérents. Et je ne me fais aucune illusion, ceci aura son prix. Reste à savoir lequel. Et ceux qui voteront pour Fillon le sauront assez tôt.

Comment la droite républicaine et laïque se relèvera-t-elle de ce virage extrémiste qui nous ferait passer la famille Le Pen en son entier pour de joyeux drilles ?

Voilà donc l’avenir qu’on nous propose, celui de se voir gouverner par un probable futur mis en examen qui n’a de droite que l’extrême. Et quand bien même la justice le blanchirait-il, il resterait que, contrairement à l’image qu’il a cherché à donner de lui, celui d’un homme probe et juste à la morale inattaquable, Fillon aura fait la preuve qu’il est capable de duplicité, de mensonges et de parjures. Mais il ira jusqu’au bout. Et ses électeurs aussi.

 

Dont acte.

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Chercher l'horreur

Publié le par M.T

Chercher l'horreur

Il n’y aura pas eu de trêve ce week-end. Fillon continue de monopoliser les unes des quotidiens, les émissions radiophoniques et autres 20H00 télévisuels sans oublier son petit raout parisien dominical auquel étaient conviés tous les clubs seniors « Sourire dans la Vallée ». L’histoire n’en finit pas à l’image d’un vieux chewing-gum collé à la semelle. Fillon est partout, seul candidat audible dans cette campagne présidentielle. Et c’est un comble ! Car quid du programme et des meetings des autres candidats ? Il faut aller chercher loin dans les pages de nos quotidiens pour en avoir un petit aperçu. Au mieux nous parle-t-on du soutien-gorge de Marine Le Pen dans lequel la gourgandine effrontée aurait glissé le téléphone portable que lui réclamait un représentant de la loi. Si l’affaire n’était pas aussi grave, je vous jure que j’en rirai.

Je ne vais pas vous refaire l’histoire chaque jour des péripéties du candidat LR, je sens que je vais vous perdre très vite sinon, mais j’aimerais qu’on essaie ensemble de regarder les derniers événements d’un œil neuf et, si possible, débarrassé de toute passion. Juste les poser à plat.

« Ils étaient plus de 200.00 hier à Trocadéro » « 300.000 » selon Retailleau, sénateur nouvellement promu aux échappées excentriques, pardon, médiatiques. Bien… Je pense que beaucoup d’entre vous ont, plus ou moins, une vague idée de la taille de la place du Trocadéro qui, à nue, fait environ la taille de 3 terrains de foot. Je dis à nue car il faudrait retirer de cette surface les emplacements divers de voiries (sorties de métro, kiosques…), mais aussi les nombreux arbres qui en font tout le charme au printemps, la statue équestre du Maréchal Foch qui orne son centre ainsi qu’un monument à la gloire de l'armée française. Mais ne soyons pas chipoteurs. Donc, si l’on en croit les organisateurs, cette place aurait accueilli près de 300.000 personnes… Bien… Monsieur Fillon aurait donc réussi l’exploit de faire tenir sur cette place, peu ou prou, l’équivalent de la population de la ville de Nantes. Moi je dis chapeau à l’électorat de droite pour sa capacité à se comprimer à ce point. Mais il est vrai que le comptage a été effectué par Sens Commun, ceux là même qui, lors des manifestations contre le mariage pour tous, annonçait des millions de personnes dans la rue. Gageons que chaque poussette alors comptait double ! Ca, c’était pour le comptage…

Est-ce bien utile de souligner qu’il faut somme toute un sacré culot pour descendre dans la rue afin de soutenir un type englué dans des affaires judiciaires ? Je veux bien croire que les électeurs de droite, à la fidélité sans faille, entre les Tiberi, Chirac, Sarkozy, Balkany ont sans doute pris leur parti de voter pour des futurs ex mis en examen, mais quand même…Cette bourgeoisie bien pensante, si stricte et raide, je parle pour les sympathisants de Sens Commun qui apparaissent comme les derniers soutiens de FF, ces gens-là ont une moralité à la géométrie bien variable. Ceux-là mêmes qui défendaient aux couples homosexuels de se marier et poussaient leur progéniture à hurler des insanités aux parents de même sexe semblent beaucoup plus tolérants quand il s’agit de malversations d’un de leur candidat. Et puis en dernier recours, empêtrés dans leurs contradictions, n’aiment-ils pas déclarer « De toutes façons, ils sont tous pourris, alors ?! » Et bien, non, ça, je ne le crois pas. Tout comme je refuse qu’aux motifs de défendre sa propre corruption, Monsieur Fillon en appelle à la France des Lumières, à Rousseau ou encore Voltaire. Non, Monsieur Fillon, cette France là, cette lumière là, ne vous éclaire pas.

Maintenant, quid de l’antienne filloniste de nous menacer d’un raz de marée bleu marine s’il se retire, lui, qui s’auto-déclare l’unique garant et seul rempart du FN ? De but en blanc, j’aurais tendance à dire qu’il a tort et que non, monsieur Fillon, vous n’êtes pas le seul pour nous prémunir de l’extrême-droite. Et pourtant, on peut se demander si le gaillard n’aurait pas raison après bien y regarder. Il suffit pour cela d’écouter son propre électorat qui, sans ciller, se drapant dans la dignité d'une veste en loden élimé, nous assure que si leur candidat se retire alors, oui, ils voteront Marine Le Pen… Donc, si je comprends bien, celui-là même qui axe toute sa campagne à vouloir empêcher le FN d’arriver au pouvoir est soutenu par un électorat front national. Ils suffisaient de les entendre lors du rassemblement dominical. « Je soutiens Fillon, seul rempart au FN et je voterai Le Pen s’il se retire ». Alors je veux bien croire que l’électorat filloniste a une capacité extraordinaire à se dupliquer dans une place exiguë quand bien même serait-elle des Droits de l’Homme, mais se couvrir la tête de cendre et se déchirer la chemise pour empêcher madame Le Pen d’arriver au pouvoir tout en menaçant de voter pour elle, il y a un vrai paradoxe qu’il va falloir prendre en compte. J’ai toujours pensé que Fillon et Le Pen, c’était la droite extrême contre l’extrême droite. J’avais tort. C’est la même chose.

Comment ne pas finir sur ce déplorable passage au 20H00 de France 2 ce dimanche soir ? Après avoir mangé du Fillon tout le week-end, celui-ci a eu les « honneurs » des deux tiers du JT. Je ne sais pas ce qu’en pensent les autres candidats mais j’aimerai que le CSA se penche sur ce temps de parole accordé aux dépends des autres candidats et donc de la campagne présidentielle. Et notre homme de nous assurer, à plusieurs reprises, qu’il n’est pas autiste ! C’est sans doute dommage pour le candidat. Il aurait sûrement plus de talent !

Allez, refermons la page Fuyons, pardon, Fillon et tournons-nous vers des jours plus heureux, l’affaire Troadec par exemple, où l’on apprend ce matin que le beau-frère, ex-mari de la sœur du père, aurait avoué le quadruple crime pour quelques pièces jaunes…

Non, vraiment, cette journée est à l’aune de la météo. Du gris, du vent, de la pluie et une livraison qui devait arriver à 07H30 ce matin et n’est toujours pas là !

Quelqu’un pour un café ?

 

 

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Des convictions aux oeillères

Publié le par M.T

Des convictions aux oeillères

De minute en minute, la caravane se bloque, et les chiens galopent tous azimuths (J’aime bien ce mot azimuth… le « h » n’est pas nécessaire mais moi je préfère, c’est plus classe), bref et donc, c’est la pagaille la plus totale chez nos candidats.

Imaginez… Une première primaire, à droite, nous balance aux ornières un ex-président dont l’arrogance amnésique lui a laissé croire qu’ayant perdu face à un terne et consensuel adversaire, cinq ans plus tôt, il allait pouvoir prendre sa revanche et abattre d’un revers de pichenette, en seulement deux coups, le sage bordelais et l’inodore collaborateur. Et vlan, prend toi ça dans la tronche. Jeanne D’Arc est renvoyée à ses tricots de laine et autres parties de boules sudistes. Une semaine après, c’est au tour de l’élogieux modéré de se voir offrir un aller simple pour regagner ses terres viticoles. Et des trois, celui qui ne souriait jamais reste.

Puis, une primaire à gauche que décline avec prudence le président sortant et voit émerger, entre un tout juste ex-premier-ministre à la mâchoire si crispée qu’on lui offrirait bien une petite séance d’ostéopathie et l’initiateur d’un Redressement qui n’aura pas été très Productif pour lui, un jeune frondeur aux idées si subversives qu’il ferait passer, si on en croit son propre camp, Staline pour un succédané de Casimir. Mais lui non plus, notre candidat, ne souriait pas. Doit-on y voir un signe ?

On aurait pu s’arrêter là et assister à une campagne « normale » non sans batailles plus ou moins glorieuses mais qui nous aurait menés, bon an mal an, à une élection où l’alternance, en toute logique, serait sortie victorieuse. Seulement voilà, rien ne fonctionne comme prévu.

Fillon s’accroche comme un désespéré à un trône hypothétique qui s’éloigne de jour en jour, d’heure en heure (je ne sais même pas ce qu’il se passe pendant que je vous écris cela ni ce qui sera lorsque vous me lirez…). C’est l'histoire du type qui refuse de monter dans un canot de sauvetage persuadé qu’il est d’avoir conçu un navire insubmersible. Ca prend l’eau de tout bord, la poupe disparait déjà, ça fait des gros glouglous tout autour de lui mais le gars reste, imperturbable, stoïque, droit dans ses bottes qu’il ferait mieux d’enlever vite fait avant qu’elles ne se remplissent, elles aussi, d’un trop plein d’eau. Nous assistons à un « spectacle » assez unique mais qui fait froid dans le dos. Rien ne tient debout, il est le premier à le savoir, mais il résiste, envers et contre tout, quitte à se parjurer, à détruire une image de lui-même patiemment fabriquée, avec pour seul crédo, « Dieu reconnaîtra les siens »… Oui… Sauf que Dieu n'a jamais empêché les naufrages (ça se saurait) et que maintenant, notre homme est quasiment seul sur le navire qui coule refusant d'écouter tous ceux qui l’enjoignent à sauter et nager le plus loin possible avant d’être définitivement aspiré par les remous de ce Titanic politique en déroute.

Que se passe-t-il donc dans sa tête ? Arrogance ou bêtise ?

Est-ce la volonté de l’obscur, toujours le deuxième jamais le premier, dans l’ombre de ceux qui lui ordonnaient d’avaler sans rien dire toutes les couleuvres et pense avoir enfin trouvé la lumière qu'il ne peut y résister ? Se croit-il à ce point si proche d’une reconnaissance publique qui le laverait à jamais de toutes ces basses besognes auxquelles il aura été cantonné pendant toute sa carrière politique, attendant qu'on lui donne la place qu’il mérite, celle du chef ? Je ne sais pas mais je me doute que si près du but, quand les portes de la gloire s’entrouvrent enfin et que les trompettes de la renommées résonnent à plein, il doit être bien difficile d'y renoncer. Sauf qu'ici et comme dans la chanson, les trompettes de la renommée sont bien mal embouchées.

Voilà le constat...

Je compatis avec la détresse de l’homme mais je m’insurge que dans sa volonté désespérée de se maintenir, il entraine avec lui dans sa noyade une éthique suprême, celle du respect des institutions. Comment celui qui se présente à la plus distinctive des fonctions peut-il à ce point l’abaisser ? Comment peut-il penser sauver son honneur en le piétinant ? Comment peut-il nous demander de le croire quand il se parjure lui-même ?

Et ce ne sont pas ces effets de manche qui y changeront quoi que ce soit. Son programme se durcit, se sarkozyse mais rien n’y fait, ça prend l’eau quand même. Et plus dure sera la chute. Même s’il n’est pas le seul dans ce cas !

Tout près de lui, l’extrême droite se débat dans les mêmes eaux mais avec une différence majeure : elle, elle s’en fout. Le système Le Pen, c'est l'anti-système. Alors on peut bien les attaquer de toute part, eux, ça les fait rigoler. Dégagez, y’a rien à voir ! Le bateau peut couler, qu’est-ce que cela fait ? De toute façon, personne n’était monté dedans.

Et pendant ce temps qui courre, les discours des candidats sont inaudibles et passent dans la quasi indifférence générale. Seul compte de savoir quand le sarthois disparaîtra dans les eaux noires qu’il aura lui-même invoquées.

En fait, ce n'est pas du tout de cela dont je voulais parler ce matin, mais il fallait bien passer par là...

Je sais… les nouvelles ne sont pas très engageantes… Autre chose pour terminer ? Ah oui, super important, Aurélie et Arnaud, c’est fini !

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Et si on s'y remettait ?

Publié le par M.T

Et si on s'y remettait ?

Telle une cellule dormante, je réanime mon blog persuadée que j’étais de l’avoir supprimé depuis une dernière crisouille… et bien non, il est toujours là le gaillard. Alors autant de ténacité mérite bien un nouvel élan. Et comme je cherchais une nouvelle plateforme pour m’exprimer, cela tombe à point nommé !

Donc… où en étais-je ?....

Gauche et droite réunies, nous sommes nombreux, en cette année 2017, à nous sentir démunis, perdus, déboussolés, manipulés, oubliés… liste non exhaustive… bref, à ne plus savoir à quel "sein" politique nous vouer. Depuis l'ouverture de la chasse, je veux dire de la campagne présidentielle, quelques escarmouches sur mon mur Facebook se dessinent, mettant en lumière la dérive totale de nos convictions et le manque de repères qui nous affligent concernant ces prochaines élections. Et chacun de découvrir que son meilleur pote vote à l'extrême, pendant que celui que l’on pensait socialiste historique déroule un tapis rose à Macron et que vous vous faites insulter par votre belle-sœur mélenchoniste.

Plus rien n’est vrai. Plus vrai n’est rien. Et rien ne va plus !

Très vite on comprend que si l’on veut garder ses amis ainsi épinglés, il va falloir la boucler en mordant son petit poing et patiemment attendre que le feu se consume de lui-même et s'éteigne, quitte à poster pour les dix prochaines semaines des gif animés de chatons cocaïnomanes.

Sauf que moi, j’adore argumenter… et que je sais que je ne pourrais pas m’empêcher de commenter, discuter, dialoguer, haranguer, m’engueuler et envoyer des bisous à tout le monde. Mais je me rends aussi compte que l’espace de nos murs facebookiens nous cantonne dans un sillon étroit de quelques mots par ligne, très vite noyés par la masse d’anniversaires à souhaiter, les photos énervantes des supers vacances de Gribouille et Lolita, ou la description par le détail de la pousse de la dernière dent du petit. Bref, je vois bien que mon Facebook n’est pas l’endroit le plus acceptable pour des discussions engagées et musclées.

Mais comment faire lorsque je sais que je ne pourrais pas me taire... L’idée de revenir sur ce blog miraculé s'est donc imposé.

Gauche je viens ; gauche je suis ; gauche je vais. Mettons les choses au clair tout de suite. Après des débuts boitillant du côté communiste (ne m’en veuillez pas, j’étais une adolescente passionnée de sauver la veuve et l’orphelin), je me suis dirigée très vite vers le Parti Socialiste où j’ai trouvé de quoi nourrir mes idéaux et faire grandir la flamme de mon humanisme. Mon premier vote fut l’élection présidentielle de 1981. C’est sûr que lorsqu’on a cette formidable opportunité de voter Mitterrand pour la toute première fois de sa carrière d’électrice, cela laisse des traces indélébiles. J’aurai l’occasion d’y revenir sur ce blog car ce fut une époque glorieuse et pour mes convictions politiques mais aussi ma vie balbutiante de femme et de toute fraîche citoyenne.

Bref et pour faire court, je déclare solennellement réouvert ce blog sur lequel je compte bien tracer les sillons de multiples discussions. J’y laisse à chacun toute liberté de s’exprimer, les commentaires sont là pour ça, mais y impose une seule condition ; je n’admettrai aucune insulte, aucun dérapage vulgaire ou haineux. Que chacun fasse travailler son intelligence et tout ira bien. Les trolls et autres encombrants seront systématiquement effacés.

Alors discutons. De ses élections, bien sûr, mais aussi de tout et d’autres, de ce qui nous touchent dans ce monde d’actualités aussi fulgurantes que la mémoire du poisson rouge. Pour l’heure, vous n’avez que les commentaires pour vous exprimer, d’accord, mais faudra vous en contenter ! Je verrais si je peux mieux faire comme espace de discussions…Tiens, et par la même occasion, déjà faites moi savoir si cette initiative vous semble judicieuse. Nan, c’est vrai, parce que comme je me suis un peu paresseuse, cela insufflera à mon moteur d’auteur l’énergie nécessaire !

Voilà… maintenant c’est à vous… et sinon, il y a quoi ce soir à la tv ?

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Tous à poils !

Publié le par M.T

clubdes5.jpgElle s’appelait Claudine mais ne répondait que si on l’appelait Claude. Flanquée de son chien Dagobert, elle courrait les sentiers d’une île pleine de mystères que son père lui avait acheté. Déjà, rien que pour cela, je l’enviais. Parce que son père, à la Claudine, il l’aimait bien pour lui avoir offert un terrain de jeu aussi extraordinaire, malgré ses cheveux aussi courts que ses culottes. Et puis alors, personne n’y trouvait rien à redire que la Claude, elle était la chef d’une bande des Cinq qu’elle dirigeait le plus souvent avec une volonté inébranlable, même si elle faisait parfois pleurer sa petite camarade et cousine Annie dont l’histoire ne dit pas si elle aimait les sucettes. Mais grand cœur et généreuse, Claude, s’alliant de ses deux autres cousins, malgré sa tête de bois et son caractère épouvantable, trouvait toujours à résoudre les mystères qui peuplaient d’une manière incroyable les quelques kilomètres carrés de son île. C’était mes dix ans, c’était Enid Blyton (prononcer comme vous voulez) et c’était le début de mes propres aventures livresques, ce moment incroyable et inestimable où je découvrais ce monde de fictions dans lequel j’allais grandir et m’épanouir, en toute innocence et pour la plus grande chance de ma culture générale.

Mais ça, c’était avant l’air Copé, Jour de Colère et Manif pour Tous. Parce qu’aujourd’hui, la Claudine, elle aurait des soucis à se faire la cocotte. Bouhou la vilaine qui joue au garçon manqué ! Haro sur cet auteur qui a cherché ainsi à dévoyer nos chères petites têtes blondes, dont je faisais partie, moi aussi portant cheveux courts et salopettes. Ce serait donc à cause de lui et de son héroïne que rien n’arrêtait que je serais devenue ce que je suis, une flamboyante lesbienne qui somme toute a, elle, conservé son prénom qui, lui, changé en Martin, aurait fait tout autant pêcheur que pécheur. Et là, l’accent, croyez-moi, il change tout ! Mais ça je le sais et je peux en jouer parce que j’ai beaucoup lu. Et pas que la Bibliothèque Rose, je vous rassure !

Non, j’ai aussi lu, plus tard adolescente épanouie et déjà un rien perverse, pardon, intellectuelle, un ouvrage au nom évocateur : La Religieuse d’un certain Monsieur Diderot. Moi, (je vous en ai déjà fait la confidence dans mon article précédent « Martine et la Théorie des Genres »), qui ai frôlé de près, jeune, l’attrait de la robe monastique, j’apprenais ainsi qu’une Mère, aussi supérieure soit-elle, pouvait vouloir vous ouvrir vers des sens qui n’étaient pas que spirituels. J’adorais également les livres de George Sand, découvrant bien plus tard que mon George était une femme amoureuse de mon Chopin et je ne boudais pas non plus les autres livres mis à ma disposition dans la bibliothèque de mon collège, de Montherlant et ses Olympiques, en passant par Théophile Gautier et sa Demoiselle de Maupin, Charles de Beaumont et son Chevalier d’Eon. Mais qui m’en aurait pris ombrage ? Bien au contraire, on me félicitait alors de mon assiduité et du point d’honneur que je mettais à toujours rendre mes livres à l’heure. Et pour me récompenser, on me donnait d’une manière très solennelle, une image représentant une Jeanne d’Arc le corps ceint d’une armure flamboyante. Je m’instruisais ainsi en compagnie des plus grands écrivains que je ne vous citerai pas tous et qui, sans forcément aborder les différentes orientations sexuelles possibles, n’ont jamais pour autant caressé le chat dans le sens du poil.

Mais ça, c’était avant que d’obscurs réactionnaires, agitant fanions et ballons roses et bleus, ne viennent clamer sous mes fenêtres que j’étais une pervertie de la littérature et que mes lectures m’avaient tortillée l’esprit au point de me faire confondre mon sexe de petite fille en celui d’un garçon.

Ah bon ?

Mais alors, si c’était vrai,  j’ose à peine penser à l’effet dévastateur qu’auront sur nos petits monstres, pardon enfants, tous ces jeux vidéos dont le principe consiste à tuer un maximum de gens en un minimum de temps. Deviendront-ils tous des serials killers ? Non ? Non… Parce que les garçons, c’est bien connu, ils sont vachement plus forts, donc intelligents, que les filles. Et c’est bien connu aussi, un jeu de massacres est beaucoup moins traumatisant ou pervers que l’innocente lecture d’un petit livre où l’on verrait des personnages se mettre tout nu pour nous dire que si on est gros, un peu petit et pas foutu à la Britney Spears, c’est pas bien grave !

Mais jusqu’où ces gens là iront-ils ? Jusqu’ou vont-ils pervertir, et terroriser leurs propres enfants en leur faisant croire que « si tu manges un pruneau, tu auras la langue toute noire pour toujours ?! ».

Moi, cela me rappelle juste ces mouvements qui, en 1933, ont vu des fous furieux en chemise brune, le bras dressé et la main en l’air, brûler des ouvrages qui ne leur semblaient pas correspondre à leur éthique étriquée. Et encore, là, je suis gentille…

Alors laissons nos enfants lire ce qu’ils veulent car leur culture viendra de là, sauf évidemment, si le but du jeu est qu’ils n’en aient aucune autre que celles de leurs parents et au vu de leurs slogans et de leurs (non)argumentaires, les petits, je vous plains !

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Dites-moi qu'ils n'ont pas fait ça...

Publié le par M.T

Peu importe ce que l’on pourra dire désormais sur le mouvement de « La Manif pour Tous » et autre « Jour de Colère ». Peu importe que l’on revienne désormais sur leurs slogans mensongers, opportunistes et vengeurs. Peu importe qu’on dénonce la propension de ces parents, qui se veulent les modèles d’une société irréprochable et vertueuse, à se servir, au sein de leurs manifestations, de leurs propres enfants, comme autant d’étendards dont on aura bourré le petit crâne malléable de haine et d’ostracisme. Peu importe de s’alarmer de retrouver, d’ici quelques années, ces enfants là devenus grands et nourris de la détestation de l’autre. Peu importe de dire aujourd’hui que ces gens là sont minoritaires et que même 500 000 dans la rue, des millions d’autres les observent avec dépit. Peu importe de croire qu’ils ont tort car ils ont gagné.

Et ils ont doublement gagné. Ils ont gagné dans leurs revendications. La loi sur la famille ne passera pas avant des lustres, si elle passe jamais, et la PMA et la GPA resteront des débats fantoches d’une société trop frileuse pour les engager. Ils ont aussi gagné dans leur volonté de se positionner comme la voix forte de la France, celle d’une société qui se lève pour se défendre contre l’impie, celle de la raison et de l’amour quand bien même leurs discours ne seraient que rejets et inepties.

Ils ont gagné car loin de les assagir, la décision du gouvernement vient de les renforcer, de leur donner raison de lutter, de leur donner toute l’ampleur de leur puissance. C’est Jeanne d’Arc délivrée du bûcher ! C’est la Terre Sainte reconquise ! C’est la souris qui accouche d’une montagne ! Peu importe…

Le gouvernement, dans sa grande naïveté (?), bêtise (?) a cru ainsi stopper leur avancée, les maîtriser, les renvoyer dans leur foyer et leurs paroisses, les faire taire mais il n’a réussi qu’à les légitimer et leur donner ce qu’il leur manquait : un poids politique essentiel. Dès demain, l’UMP, jusqu’ici circonspecte qui aura préféré envoyer seuls au front ces agités comme autant de chair à canons, accourra dans les bras de cette Marianne providentielle pour leur apporter le soutien officiel et la structure politique nécessaire pour ensemble se partager les lambeaux d’une République sabordée par une Gauche démente, suicidaire, minable.

Car si ces fous furieux ont gagné, c’est grâce à nous ! Nous, peuple de Gauche qui avons naïvement cru qu’un gouvernement socialiste serait le garant de nos libertés et avons gentiment laissé cette caravane passer sans la combattre, sans tenter de l’arrêter. Où étions-nous pendant ce temps ? Comment avons-nous pu ne pas nous inquiéter de ce qu’il se passait ? Sommes-nous si arrogant dans notre « bien-fondé pensée » que nous n’avons même pas consenti à descendre nous-mêmes dans la rue pour faire entendre notre propre voix ?

Je me souviens en décembre à la Marche des Républicains, nous étions 100 pour une ville de plus de 160 000 habitants… 100 ?!... 100 républicains sur 160 000 ?!... dans une ville, une région, où la majorité des élus sont de gauche, donc l’électorat ?

Alors je me demande ce qu’est la Gauche aujourd’hui ? Ce que nous représentons, ce que nous voulons, ce que nous espérons ? J’ai voté socialiste, j’ai voté Hollande. J’ai voté pour le progrès, pour une société d’ouverture, sociale, égalitaire, humaniste. Pour une société qui prendrait à bras le corps les problèmes du chômage, de l’industrie, de la croissance mais aussi, je l’espérais, qui ferait de moi, telle que je suis, femme active, investie et accessoirement lesbienne, une citoyenne à part entière, bénéficiant des mêmes droits que tout un chacun. Mais moi je n’ai pas gagné, non, j’ai même perdu.

J’ai perdu de vivre depuis des années, des décennies, dans une société qui m’acceptait plutôt bien, dans laquelle je n’avais aucun mal à évoluer en tenant la main d’une autre femme dans la rue. Aujourd’hui, en votant à gauche, j’ai participé à ce que cette société vire, se dégrade et qu’une nouvelle génération se lève pour mettre à mal la vie future de mes propres enfants, tous ces enfants qui seront différents et voudront, non pas le revendiquer, mais juste le vivre. J’ai perdu ma liberté en l’offrant, par convictions, à un gouvernement qui, dans l’espoir veule de calmer le jeu vient de se trancher la tête.

Ce matin, je suis amère, fatiguée, vide mais il me reste encore un peu de souffle pour réfléchir et chercher là où j’ai pu me tromper, là où je me suis fourvoyée, là où j’aurai mal ou pas assez agi. Je ne sais pas si je vais trouver et comprendre. Je doute même de cela. J’ai juste envie de dire que ce gouvernement, Hollande, le Parti Socialiste et la gauche en générale n’auront plus jamais ma voix.

Maintenant, je vais juste essayer de me consoler en espérant que c’est moi qui me trompe depuis le début et que tout ceci n’est jamais arrivé.

 

 

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Mais de quoi ont-ils peur ?

Publié le par M.T

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Je suis née dans une famille hétérosexuelle, avec un papa et une maman, une sœur, un frère, une famille d’un classicisme irréprochable. Je suis allée à l’école catholique et publique pour y recevoir un enseignement plutôt hétérosexué, où l’on m’a d’office collée en travaux pratiques couture et atelier cuisine pendant que je plaignais mes petits camarades garçons ballotés de stages sportifs pluvieux en soutiens techno bruyants. Très tôt et afin de parfaire mon éducation, on m’a envoyée suivre les cours de catéchisme chez une dame qui, à la fin de l’heure formatrice, nous distribuait une part du gâteau mis au four en début de séance que nous dévorions dans un religieux silence parsemé de quelques fous rires bien innocents.

 

Adolescente, j’ai de moi-même poursuivi ma quête spirituelle à l’aumônerie où je suis partie à la recherche du sens de Dieu et du rôle de la Grande et Sainte Mère l’Eglise Catholique. J’y ai admis, sans aucune frustration, que je ne pouvais pas servir à la messe mais devais laisser cette prérogative aux trois seuls petits garçons dont j’admirai la constance de s’y coller chaque dimanche. Mes années de collège furent des années heureuses où je m’essayais à l’art de la séduction jetant dans mes filets de jeune tentatrice les trois plus beaux coquelets de ma promotion dont les baisers duveteux et tout juste post-pubères me laissaient un joyeux goût de salive testostéronée, caractérisée par une hygiène buccale douteuse. J’ai appris l’Histoire de France, celle des Rois, des Empereurs, des grands guerriers, des soldats, sans m’émouvoir plus que cela d’un manque cruel d’icônes féminines, tout juste réduites à l’embrasement d’une Jeanne d’Arc et au fait que Marie Curie avait été une assistance parfaite pour son génie de mari. Enfin, pour me récompenser de mon assiduité, j’ai été admise au saint des saints, l’un des plus brillants et renommés lycées de France, dont l’une des moindres caractéristiques était d’être non mixte, quand les garçons allaient eux dans l’autre lycée qui leur était réservé, quelques rues plus loin, ce qui n’était pas bien grave et permettait à chacun d’être à son aise dans les vestiaires.

 

Bref, née fille, grandie dans un univers bien hétérosexuel, ayant reçu une bonne éducation catholique tout autant que laïque, je fus amenée tout gentiment, au final de mes jeunes années d’apprentissage, à des fiançailles comme il se doit avec un bel hidalgo de la grande bourgeoisie. Ma vie se présentait telle que celle qu'on m'avait enseignée, dans une norme hétérosexuelle bien formatée. J’aurais donc échappé à ce cataclysme apocalyptique, cette fumeuse, pardon, fameuse « théorie du genre » que l’école d’aujourd’hui semblerait vouloir diffuser au creux de l’âme fragile de nos chères petites têtes blondes pour leur faire accroire qu’une petite fille peut devenir petit garçon et qu’elle aura donc droit de se masturber dès l’âge de trois ans grâce à un mode d’emploi qui lui sera remis par l’éducation nationale.

 

J’aurais donc échappé à tout cela…

 

Et pourtant, et pourtant… Sans que l’on ne m’ait rien dit, rien enseigné, rien inculqué, sans image, sans comparatif, sans même me masturber dès l’âge de trois ans, (enfin, je ne m'en souviens pas), je suis malgré tout devenue, toute seule et comme une grande : lesbienne, agnostique, et fière d’appartenir à ce sexe dit faible, sans doute, mais ô combien sensible ! Et pourtant, et pourtant... rien ne m’y prédestinait, personne ne m’y a poussé, et sûrement rien dans mon éducation ne m’y a forgé. Et pourtant, et pourtant... c'est bien ce que je suis aujourd'hui.

 

Alors j’aimerai qu’on m’explique comment et en quoi quelques heures par çi par là vont pervertir la destinée de nos tendres enfants et leur faire croire irrémédiablement que les sexes sont interchangeables et que si, petit garçon, on s’émeut du profil d’une poupée, on deviendra obligatoirement une grande folle pendant que sa petite sœur, elle, les mains noires de cambouis, ouvrira un garage de réparation automobile. Ce qui de toute évidence ne serait pas un problème si chacun et chacune y trouve sa joie.

 

Non Madame, non Monsieur, si votre garçon est gay, si votre fille préfère les femmes, ce ne sera pas la faute à l’éducation nationale ni même à la vôtre, mais juste qu’avec son libre-arbitre, sa propre conscience, et dans l’écoute de ses sens, de son corps, de son âme, votre enfant aura choisi la liberté d’aimer qui il veut.

 

Et vous savez quoi ? Alors ce sera à vous d’en être fier.

 

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C'est Nowell !!!

Publié le par M.T

 

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Le bonheur est dans le pré, mais loin...

Publié le par M.T

Ah, ca y est, les français ont tranché ! Entre Hollande et Sarkozy, ils choisissent Sarkozy comme président de la République… celui-là même sorti avec pertes et fracas aux derniers suffrages. J’en viens alors « presque » à regretter qu’effectivement, ils n’aient pas pris cette décision à l’élection présidentielle, ce qui ferait qu’aujourd’hui, les français trancheraient en préférant… Hollande. Ah, parlez moi de l’inconstance du corps électoral. Car non, le bonheur n’est pas dans le pré mais définitivement, sur l’autre rive ! Toujours plus loin, mais rarement plus haut ! Et aujourd’hui, vous pouvez être sûr que si vous êtes l’élu, vous serez le banni, que si l’on vous choisit, ce sera pour mieux vous jeter. Et pour une simple mais mauvaise raison, c’est que désormais, il faut tout, tout de suite, dans une frénésie d’immédiateté. Alors la question qui se pose est la suivante : qu’attendons-nous aujourd’hui de nos politiques ?

 

Nous réclamons de cet homme, des merveilles qui, d’un coup de baguette magique, remettraient le bleu sur nos cieux, le rouge dans notre cœur, et du vert partout dans nos jardins bancaires. Bref, un homme providentiel qui ne nous voudrait « que du bonheur »… en insistant bien sur le « QUE » du bonheur, comme si le plus important n’était pas le fait d’être heureux, mais bien l’état de n’être QUE cela. Et n’être que cela non pas d’une manière courante et régulière, mais bien dans l’extraordinaire d’une situation, même si on la sait perdue d’avance.

 

C’est ainsi que, sans prendre la mesure de la profondeur abyssale des problèmes auxquels nous nous confrontons, nous espérons résoudre nos difficultés en un claquement de lois, là où des décennies de mauvais traitements encombrent le passage. Je mets alors ma main à couper sur le billot électoral que si, à ce même sondage « Quel président choisiriez-vous aujourd’hui »  on avait adjoint la question « Pensez-vous qu’il sera meilleur que son prédécesseur ? », la réponse eût été unanime : Non.

 

 

 

 

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