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10 articles avec elections presidentielles 2017

Marine, merci

Publié le par M.T

Marine, merci

Ah Marine… comme tu ne m’as pas déçue… comme tu as été telle que je l’espérais… comme tu as comblé toutes mes attentes, même les plus folles… Virulente, agressive, vulgaire, mensongère et surtout, avec rien à dire. Mais alors, rien du tout ! Ah… qu’il fut bon de te voir enfin, telle que tu es, fidèle à toi-même, débarrassée de tes pseudos artifices bon teint qui faisaient de toi cette bonne copine sympa que tout le monde rêvait d’avoir. Comme il fut bon de retrouver tes grimaces, tes rires sarcastiques et navrants, tes rictus et ton incapacité à dérouler le moindre argumentaire sérieux. Marine… Merci à toi pour ce navrant spectacle que tu nous as infligé mercredi soir, dans ce débat que tu auras transformé en cour de récréation, débat qui tenait plus d’une primaire (d’école) que d’un entre deux tours d’élection présidentielle. Non mais quelle belle énergie tu auras mis à insulter, mentir, détourner et te rouler toi-même dans la fange de tes propres mensonges ou approximations. Qu’il fut doux de te voir perdre pied, d’assister à ta chute, à cette dégringolade de ton piédestal que tu avais si savamment érigé pour te montrer à la hauteur de la tâche, t’accrochant comme tu le pouvais à ton petit stylo bleu marine au fond d’une piscine de dossiers joliment colorés que j’espère tu auras su reclasser après les avoir si savamment mélangés pendant plus de deux heures.. Marine… Marine Le Pen… comme je fus fière de te voir enfin réendosser ton nom patronymique et porter haut et fort les couleurs de ton étendard, empreint d’abjection et de haine. Alors merci Marine, merci pour nous avoir donner raison, raison de penser que tu n’avais pas changé et que tu étais toujours ce cloaque mensonger. Et merci pour ce cadeau final, où le regard pétillant et gourmand, tu nous as sorti ta « schlague », tel le bourreau enfin heureux de pouvoir librement l’agiter au-dessus de la victime tremblante et apeurée. J'ai eu si peur de te voir assagie.

Ah Marine… comme j'ai cru te perdre… Alors, merci.

 

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On s'habitue (presque) à tout

Publié le par M.T

On s'habitue (presque) à tout

Aujourd’hui, on prépare la Fête Nationale 2025. En fait, ici, on l’appelle la Fête au Cochon parce que c’est ce qu’on mange ce jour là. C’est obligé. Partout, on fait rôtir l’animal, soit entier, le groin transpercé par une broche qui ressort par le cul (ça fait rire les minots), soit découpé en morceaux qu’on pose sur des vieilles grilles au-dessus de braseros improvisés. Nous, on a de la chance. Depuis qu’on se chauffe au charbon, la Mairie nous a distribué des fûts de gasoil qui servaient plus, coupés en deux dans le sens de la longueur. Tu cales ça entre deux parpaings et ça marche super bien, surtout à l’allumage. C’est vrai, ça donne un léger goût. Mais on s’habitue. Il ne faut surtout pas dire qu’on prépare un « méchoui » ni qu’on fait un « barbecue ». Ca, ça fait partie du vocabulaire que la nouvelle révision scolaire a banni. Tu dis juste que tu fais de la viande grillée ou un porc à l’algérienne (ça fait rigoler les anciens). En entrée, on mange des tomates, les seules de l’année. Elles viennent de Bretagne alors faut en profiter parce que y’en aura pas d’autres après depuis qu’on importe plus celles des pays plus au sud même si Gérard y dit qu’il faut pas en manger parce qu’elles viennent de chez les dissidents. Lui, il prend la sienne et il la garde pour le chamboule-tout, celui de Roger qui a mis la tête de tous les anciens présidents de l’ancienne République sur les boites de conserve vide (ça fait rire ceux qui votaient, avant). Mais nous ce qu’on préfère, c’est les pommes de terre, celles qu’on fait pousser sur les terrils. C’est une nouvelle forme d’agriculture qui rend la patate un peu noire et lui donne un goût de fer. Mais on s’habitue. On picole de l’anisette marseillaise ou du rosé du Languedoc. Il râpe un peu et donne des aigreurs d’estomac. Mais depuis que les importations en provenance d’Italie ou d’Espagne ont été stoppées, il n’y a plus que ça à boire. Faut se dépêcher d’en acheter, en janvier, parce que y’en a pas pour tout le monde. C’est un peu cher mais on doit en avoir au moins une bouteille par foyer. C’est pour la production nationale. On achète français même si c’est dégueulasse. Mais en vrai, on s’habitue. C’est comme pour les voitures. Depuis qu’on a fermé les frontières et qu’on taxe les imports, on peut acheter que des Dacia. C’est les moins chères et encore, y’en a qui peuvent pas prendre de crédit alors ils ont des vélos. Et comme ils peuvent pas en avoir tous, ils se les piquent entre eux. Mais comme c’est du vol franco-français, plus personne il ose rien dire. C’est à cause du chômage. Au début, comme on a viré tous les émigrés, y’avait plein de petits boulots. Enfin, pas tant que ça mais on a fait comme si. Tout le monde était content parce que les usines, elles allaient rouvrir. Sauf que, toujours à cause qu’on a fermé les frontières et quitté l’Europe, notre nouveau Franc il est trop bas et comme les salaires ont baissé, ben on peut rien acheter. Du coup, les usines, elles ont pas rouvert et il a fallu augmenter les impôts et là, ça a été le pompon comme dit Jennifer qu’avait voté Marine en 2017. Parce que les allocs, elles, elles ont pas remonté après le départ des Moulouds (c’est papy qui dit Mouloud, ça veut dire « pas d’chez nous »). La moitié du village il est au chômage et en fin de droits. Même avec les mines qu’on a rouvert au début. C’est rapport que plus personne veut y aller maintenant parce que c’est trop dur. On a bien envoyé les anciens, ceux qu’avaient connu le truc au siècle d’avant mais ils étaient pas très en forme avec leur cancer des poumons. Donc ça a pas marché longtemps. Alors on refait des patates encore plus. Mais on était déjà habitué. Le plus dur, c’est pour se soigner. Comme on a viré aussi les Moulouds médecins, ben il a fallu fermer les deux hôpitaux de la région et du coup, si t’es malade, c’est galère. Faut aller à 200 bornes mais ils ont fermé la gare et en vélo, c’est pas pratique surtout quand t’as la jambe cassée (ça fait rire les anciennes infirmières qui ont toutes été reclassées secrétaire médicale). Mais c’est vrai, on s’habitue à ça aussi. Le mieux, c’est qu’on a plus besoin d’aller voter. Comme Marine, elle pouvait pas faire plus de deux mandats, elle a fait comme en Turquie, elle peut rester à vie. C’est plus simple. Surtout qu’avec Poutine, sont deuxième mari, ils ont pu se partager le gâteau. Nous, on a « chez nous » et les russes, le reste. On fait juste gaffe de pas faire comme les US. Parce depuis que leur président à cheveux orange a liquidé la Corée du Nord, la Chine les a envahi. Depuis, ils mangent à la baguette des chats laqués. Et là, je suis pas sûr qu’on s’y habitue. Mais bon, dans l’ensemble, on se plaint pas. Comme y’a plus d’opposition, c’est devenu beaucoup plus facile. On dit plus rien. Enfin, sauf certains qui se donnent rendez-vous en cachette à l’ancien local désaffecté des associations. On dit qu’avant, ils étaient de droite ou de gauche, c’est selon. Ils parlent pendant des heures du temps où ils s’étripaient aux élections et que même que ça avait l’air vachement rigolo ce temps là. Parfois, ils pleurent aussi mais on sait pas pourquoi. Nous, avec les potos, on leur balance de la caillasse par les carreaux cassés et quand ils sortent pour nous courir après, on les traite d’UMPS ! Paraît que ça veut dire comme Pédé mais je suis pas sûr là. Sinon, pour s’occuper, on joue à cache cache dans les champs qui sont plus labourés parce que les agriculteurs ont brûlé leur ferme parce qu’ils y arrivaient plus sans les subventions européennes qu’y paraît. On fait juste attention à pas tâcher nos chemises brunes qu’on porte désormais. C’est notre uniforme et faut en prendre soin. C’est pour montrer qu’on est des patriotes. Je sais pas à qui mais c’est comme ça. Faut être beau quand on mange notre cochon. Non c’est vrai qu’on s’est habitué à pas mal en fait, sauf, aux terroristes. Depuis Marine, comme ils peuvent plus passer les frontières, ils nous balancent des missiles Tomahawk qu’ils ont racheté au président à cheveux orange et là, ça fait mal. Même que depuis la semaine dernière, ils en ont balancé un sur Trifouillette-Les-Oies et que tout le monde est mort. Alors c’est vrai, on s’habitue à ça aussi mais c’est juste que c’est con parce que ça donne pas plus de boulots à ceux qui sont vivants. Mais bon, on s’habitue aussi.

Nan, mais c’est vrai. En fait, avec un peu de bonne volonté, on s’habitue à tout.

Sinon, on vote !

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Qui perd gagne, qui gagne perd

Publié le par M.T

Qui perd gagne, qui gagne perd

Voilà, fin de première partie, fin des premiers partis. Le monde politique tel que nous l’avons toujours connu bascule, abandonnant qui un Fillon à ses juges, qui un Mélenchon à un subit silence, qui un Hamon à ses réformes. Ne restent que deux nominés qui fêtent leur pré-victoire à coup de petits fours à la Rotonde ou de chenilles à la queueleuleu. Et parmi ces deux là, le diable incarné, la Madone au sourire carnassier, celle que nous avons laissé prospérer sur nos terres abandonnées. Marine Le Pen.

Marine Le Pen, une Marie-Antoinette a qui tout réussi, encensée des reproches qu’on opposait à l’autrichienne. La reine qui perdit la tête sur un malentendu brioché devient aujourd’hui celle qui sauve son peuple en lui promettant des matins Ricoré. Celle qui était honnie parce que trop noble, trop riche, trop loin de son peuple, prend les atours de celle qui aime, chérit, et protège l’oublié. La première habitait Versailles, la seconde Saint Cloud, toutes les deux privilégiées, nanties, aimant la fête et éduquées sans crainte des lendemains difficiles, virevoltantes dans leur prime jeunesse au-dessus de ce peuple qu’elles croisent par devoir. On ne le pardonnera pas à la première qui sera décapitée. On portera la seconde vers la plus haute marche du pouvoir. La comparaison s’arrête où Marie-Antoinette subira son destin avec dignité quand la seconde indignera la destinée.

Marine Le Pen, c’est le grand écart, des Hauts de France aux rues friquées de Cannes, des petites maisons de brique rouge aux résidences varoires au crépi jaune sale. D’un côté ces français dont l’horizon se heurte à la silhouette noire des terrils, qui rêvent sans y croire de soleil et d’ailleurs, et trainent leur manque d’avenir comme un caddy de grande surface qu’ils ne sauraient remplir. De l’autre, des hommes au cheveux blanc chemise ouverte, des femmes à jamais blondes, la peau fripée de trop de bronzage, avachis devant l’azur méditerranéen derrière une montagne de fraises melba et qui prient que ceux d’en haut, du Nord, ne descendent jamais dans leur bas, leur sud. Les deux votent pour elle. Ceux du Nord pour qu’on les sauve, ceux du Sud pour qu’on les préserve. Ils ne se rencontreront jamais car même si cela advenait, ils s’ignoreraient.

Marine Le Pen est tout cela, une imposture qui parle au nom d’un peuple qui ne s’exprime pas et qui cherche ses voix là où on ne pense plus, à force de trop de rien ou de rien de trop.

Marine Le Pen, c’est l’opportunisme ou la clairvoyance de celle qui attise les peurs en les inventant (des hordes d’étrangers qui déferlent en France), nourrit la haine en s’en disculpant (je ne suis pas raciste), crie au complot à grands coups de mensonges (le gouvernement des juges) et qui s’en sort parce les autres ne valent pas mieux qu’elle. Tous pourris ! Voilà son véritable slogan et quand on regarde le parcours de ce premier tour et d’un Fillon parjure, menteur, vautré dans l’ignominie d’une attitude de caste, comment dissuader ses électeurs du contraire ?

Marine Le Pen peut devenir notre future Présidente de la République… Oui, cela nous pend au nez, tôt ou tard.

Tôt ou tard…

Alors si l’inéluctable se dessine devant nous, n’est-il pas temps, n’y-a-t-il pas urgence à briser le sortilège ? Et pour cela ne devrions-nous pas affronter nos propres incohérences et inactions ? Ne devrions-nous pas affronter nos échecs, nos erreurs, nos atermoiements ? Ne nous faudrait-il pas enfin descendre de notre nuage et accepter de prendre la responsabilité de cette situation ?

Parce que Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, c’est nous. C’est notre politique, nos agissements, lâchetés, oublis, incompétences. Ce sont nos manques de vision, nos calculs à la petite semaine, nos égos qui rendent inégaux. Et passée cette remise en cause, il faut nous demander ce que nous pouvons faire. Et peut-être accepter que notre salut passe dans une descente aux Enfers que nous avons bien cherchée.

Marine Le Pen au second tour, et pourquoi pas, élue ? Oui, vous avez bien lu. Et si nous élisions Marine Le Pen à la Présidence de la République ? Serait-ce si grave ? La haine qu’elle distille est-elle si éloignée que celle qu’un Fillon et son Sens Commun voulaient nous imposer en catimini ? Sa colère est-elle si différente de celles d’un Mélenchon éructant main sur le cœur à l’image d’un Robespierre semant la Terreur au nom, lui aussi, d’un peuple rendu captif ? Elle veut détricoter l’Europe ? On sait bien (et elle en premier) que la maline passera par un référendum qui a peu de chance de lui donner ce pouvoir. Elle veut une politique sociale plus effective et du travail pour tous ? Qui saurait la blâmer ? Et si notre plus grande chance, à nous, citoyens, c’était de lui donner les clés une bonne fois pour toute, maintenant, et de prouver ainsi, à ceux qui en sont aujourd’hui persuadés, qu’elle n’y arrivera pas, qu’elle ment, qu’elle n’est pas à la hauteur, qu’elle n’est qu’une bulle qui s’étouffera dans sa propre haine et son incompétence. Et si par l’exemple nous montrions à ses électeurs que Marine Le Pen ne jouera pas son propre jeu et que son chemin s’arrête à sa conquête mais qu’elle n’a aucun des moyens politiques, économiques ni même sociaux pour mettre en œuvre ce qu’elle dessine. Et si une bonne foi pour toutes nous prouvions que Marine Le Pen, c’est du vent ?

Marine Le Pen au pouvoir, oui, ça fout les jetons. Mais à y réfléchir moins que si elle y arrive en nous mettant 60% dans la vue ce qui ne nous laisserait alors aucune latitude, plus aucune chance de nous en sortir alors que sa majorité serait puissante. Nous avons eu tout le temps de nous donner les moyens, gauche droite confondues, d’avoir une vraie politique sociale et économique pour effacer les inégalités, les vraies, quand en France, il y a des gens qui ont faim pendant que d’autres se gavent en plaçant le montant des impôts qu’ils devraient payer dans des paradis fiscaux. Marine Le Pen veut prouver qu’elle y arrivera ? Et bien, laissons là faire. Si elle s’en sort honorablement et bien nous ferons un mea culpa contrit, sinon elle disparaîtra parce que son « bon peuple » ne lui pardonnera pas. Et c’est elle qui finira à l’échafaud. Enfin !

Allez… Ne vous méprenez pas. Je ne voterai jamais pour le parti de la haine, de la xénophobie et par dessus tout, du mensonge et de la manipulation, la pire qui soit, quand elle s'adresse à des électeurs qui ont décroché devant toute réflexion. Bien sûr, Marine Le Pen au pouvoir serait mon pire cauchemar parce que je ne me leurre pas sur ses compétences et ses objectifs.

Mais qui d’autre qu’elle-même aujourd’hui peut nous en débarrasser ? Je vous le demande…

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Le Moment Venu

Publié le par M.T

Le Moment Venu

Bon, on ne va pas refaire toute l’histoire, vous la connaissez par cœur. Depuis trois mois, on n’entend que cela, les révélations qui pèsent sur le candidat Fillon puis les charges retenues contre lui. Mais au delà des charges et dans le respect d’une instruction en cours où la présomption d’innocence prévaut, ce qui m’intéresse aujourd’hui, c’est l'éclairage nouveau que ces affaires apporte au candidat Fillon.

Dans une grande dignité outragée, au lendemain des premières révélations et sur le plateau de TF1, le candidat Fillon nous a affirmé qu’il n’y avait pas « le moindre doute sur l’emploi légal et réel » de son épouse comme collaboratrice. Pour preuve de sa probité, il nous a soutenu, face caméra, qu’il se retirerait de la campagne présidentielle si il était mis en examen, gageant par là qu’une telle extrémité était inenvisageable.

Et paf le chien ! Le parlementaire Fillon mis en examen, le candidat Fillon se maintient.

La première leçon à retenir est donc que le candidat Fillon que l’on présumait homme de foi fait peu de cas de sa parole donnée. On peut alors légitimement se poser des questions quant à ses promesses électorales.

Ensuite et sans plus étayer sa défense que par des « si je vous le dis, c’est que c’est vrai », le candidat Fillon hurle au loup cherchant à détourner l’attention sur lui pour la déplacer vers les affreux qui lui en veulent, les « on » et les « ils » qui veulent l’abattre. Diantre, il y a du maléfice là-dessous !

Deuxième leçon à retirer de ces révélations : le candidat Fillon qu’on pensait homme sensé et réfléchi est un paranoïaque fervent défenseur de la thèse du complot. Et de l’entendre dérouler les plus absconses accusations sur un complot que l’État lui-même ourdirait contre lui. C’est sûr, au vu des derniers sondages sur le candidat Hamon et le non candidat Hollande, le fameux Cabinet Noir aura été super efficace.

Au passage, anecdotique mais révélateur, on découvre que le candidat Fillon a été obligé de prendre un prêt de 30.000 € auprès de sa fille pour payer ses impôts. Raison invoquée : « j’attendais les droits d’auteur de mon livre pour payer mes impôts ». Voui… Et pour payer les impôts sur ses droits d’auteur ? Il va faire comment l'imposé Fillon ?

Troisième leçon : Le candidat Fillon qu’on pensait un gestionnaire hors pair s’avère mauvais élève.

En piochant ailleurs, on découvre que le candidat Fillon qui clame sa probité sur tous les tons accepte, alors même que tous les projecteurs sont tournés vers lui, d’endosser des costumes qu’un ami généreux lui offre.

Quatrième leçon : le candidat Fillon fait preuve d’un manque terrible de jugement. So sad.

Enfin et pas des moindres, le candidat Fillon oppose à toutes les accusations portées contre lui, sa femme et le p’tit Prince qu’il fera, bientôt, le moment venu, quand le jour viendra, et selon un calendrier opportun, toute la vérité sur ces affaires et qu’il apportera alors toutes les preuves nécessaires, véridiques, juré craché si j’m’mens, j’vais en enfer, pour faire éclater au grand jour toute son innocence.

Okay... Imagine-t-on un sportif, au beau milieu d’une compétition, marcher au lieu de courir en assurant à son public qu’il a toutes les capacités pour arriver premier mais qu’il en ferait la preuve plus tard, le moment venu ? Moi, j’en doute.

Cinquième leçon et sans doute pas la moindre : le candidat Fillon n’est pas un fin tacticien et à clamer qu’il donnera toutes les preuves plus tard nous donne à penser qu’il n’en a aucune.

Moralité de l’histoire : A la lumière de toutes ces péripéties, on comprend que le candidat Fillon prend ses électeurs pour des couillons ou des fanatiques.

Mais qu’à cela ne tienne, le candidat Fillon aura été au final blanchi ! Mais c'est vrai qu'à force de nous rouler dans la farine...

Et pour finir : après les emplois, vivent les soutiens fictifs !

Hier soir, dans L’Émission Politique de France 2, face au candidat Macron, une intervenante, Barbara Lefebvre, professeur d’histoire géographie, après avoir juré qu’elle n’en était pas, a été démasquée comme faisant parti des soutiens du candidat Fillon.

Bouh... c'est pas beau de mentir...

 

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Enough is enough !

Publié le par M.T

Enough is enough !

Il n’aura échappé à personne que je ne suis pas la supportrice énamourée de Monsieur Fillon. Mais jusqu’à présent, ma ligne de conduite a été d’exposer, d’analyser ce que je pouvais, ce que je comprenais et de commenter en gardant la distance sereine et posée du au respect que tout électeur doit à tout candidat, quel qu’il soit. Mais ça, c’était avant.

Hier soir, l’indigne a cédé à l’ignoble. Un Fillon bouffi de hargne, de mépris, de contentement superfétatoire a raclé les bas fonds de l’ignominie. Balayant toutes les accusations qu’on peut lui porter d’un « oui, j’ai fait des erreurs mais qui n’en fait pas ?», Fillon nous a sorti le couplet de la faute avouée, à moitié pardonnée. Et même, dans son cas, totalement absoute ! En surenchère, il a sorti de son ton de fausset le sempiternel «Vous allez me permettre, ce soir, de m’expliquer » qu’il nous sert désormais depuis des mois et qui ne mène à rien. En réponse à tout, de son air dogme, Fillon enfonce le clou au sujet des costumes d’un « oui, j’ai accepté les costumes mais je les ai rendu » Vache, ça c’est de la ligne de défense ! Non mais est-ce qu’un jour Fillon va prendre conscience de ce qui lui est reproché ? Qu’au delà de prouver si il est coupable ou pas, son attitude de refus de la réalité, de déni, de mensonges avérés le discréditent à jamais ? « Qui imagine le Général de Gaulle mis en examen ? » Ha oui ? Et qui imagine se faire élire après avoir sorti autant de grossiers mensonges effaçant à jamais toute crédibilité à son message politique ? Qui imagine qu’en pleine tempête sur les emplois supposés fictifs de sa femme, alors qu’il va être mis en examen, le candidat à la présidentielle ne trouve rien de mieux que d’enfiler des costumes offerts par un avocat sulfureux ? C’est ça la responsabilité d’un futur Président de la République ? Sans même parler de probité, est-ce en ça que réside la cohérence d’un futur haut responsable ? N’a-t-il donc pas plus de jugeote faute d’exemplarité ? Pense-t-il que les français sont à ce point stupide qu’ils n’y verront rien à redire ? Et de minauder en réponse à Pujadas, avec un demi-sourire assez sournois et provocateur au sujet des costumes « …et oui, je les ai portés…hihi… ». Pardon, mais moi, je ne souris plus à ce stade.

Le candidat a cherché alors à recentrer le débat sur son programme et vint l’édifiant et consternant reportage sur les personnels hospitaliers. Regard impavide, Fillon a démontré son indifférence au sort de ceux qui explosant le quota de leurs heures rémunérées se penchent et soulagent chaque jour la misère humaine. Mais Fillon n’en a cure. Fillon s’ennuie.

Et puis arriva ce moment surréaliste où Fillon accusa l’Élysée et nommément François Hollande d’avoir créé un « cabinet noir » destiné à l’abattre lui, ce brave parmi les braves. Tiens ? Mis à part que c’est un coup de sonnette qu’on a déjà entendu outre-Atlantique, l’attaque étant la meilleure des défenses, on ne sait jamais, ça peut marcher ! Et quelle serait sa preuve ? Fillon cite la révélation publiée dans un livre par des journalistes du Canard Enchaîné… Passons sur l’ironie d'un Fillon s’appuyant sur des journalistes du Canard pour accréditer ses dires, là encore, il sera contredit très rapidement par les auteurs eux-mêmes de l’ouvrage.

Alors en désespoir de cause, comme ses pervers narcissiques qui, si vous ne les aimez pas vous culpabilisent, Fillon sort l’arme suprême et, rappelant le destin tragique de Pierre Bérégovoy, insinue qu’il comprend qu’on puisse en arriver à de telles extrémités. L’ignoble est atteint. On ne peut pas tomber plus bas. Et merci à Christine Angot, dont je ne suis pas la première fan, de s’être étranglée de rage pour nous, les français qui en avons marre d’être ainsi méprisés et malmenés.

Alors je vais dire une dernière chose. Ce torrent de boue que vous décrivez ne vous recouvre pas, monsieur Fillon, c’est vous le torrent de boue et vous le faites couler sur notre démocratie. Honte à vous !

Il y a quelques jours, j’étais accablée. Aujourd’hui, je suis révoltée !

Et puis, un moment de grâce...

Car pendant ce temps, sur une autre chaine, un bijou extraordinaire passait. Il s’agissait d’un téléfilm réalisé par Xavier Durringer avec notre si belle et émouvante Line Renaud incarnant une femme, ancienne résistante, venue pour faire justice et laisser éclater une vérité trop longtemps contenue, celle d’un homme qui dénonça et fit tuer 19 adolescents pendant la dernière guerre et qui mena ensuite une vie d’homme respecté et honoré. C’est un téléfilm qui ne paye pas de mine, qu’on pourrait aisément abandonner en zappant sur une autre chaine mais qui porte en lui une force sous-jacente telle qu’on reste à le regarder, happer, et qu’à la fin, on pleure. Le personnage de Line Renaud nous délivre dans une dernière scène anthologique un message vibrant et plein d’un sens puissant surtout de nos jours, celui qu’il ne faut jamais oublier notre passé et qu’à cause de notre présent si malmené, « … il faut rester vigilants, la liberté, c’est fragile… ».

Finissons sur ces mots voulez-vous ?

 

 

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C'est pas tous les jours facile...

Publié le par M.T

C'est pas tous les jours facile...

Aujourd’hui est un jour sans. Disons, un jour qui me laisse la bouche pâteuse. où je lis les nouvelles, les infos sans plus l'espoir de lendemains qui chantent. Un jour où l'appétit me quitte et où je désespère de retrouver la fibre exaltée et exaltante du combat politicien.

Sans défaitisme outré, force est de constater que la politique française continue son virage à droite toute, vers une extrême-droite de plus en plus marquée, revendiquée, assumée et que ce qui relevait jusqu'à présent des agissements et autres fantasmes identitaires d’un groupuscule isolé devient force de majorité. Nous sommes en démocratie et il faut l’admettre, l’extrême-droite et la droite extrême sont en train de gagner leur pari. Je lisais ce matin les comptes rendus du débat d’hier soir sur TF1. Oui je sais, je me fais du mal... La parole de gauche devenue inaudible s’effondre quand une majorité de commentaires porte l’extrême-droite de Marine Le Pen au pinacle. "Je ne voulais pas voter Marine Le Pen, mais j'ai trouvé son programme convaincant" s'esbaudit une commentatrice. Tel le Messie, la présidente du parti du Front National arrive à ses fins pour incarner, telle la Jeanne de son papa, celle qui boutera les dangers et notre mal de vivre hors de France. Sauf qu'il faut bien comprendre que les dangers dont elle nous menace, c'est elle-même qui les aura levés. Sa parole, parfaitement rodée, agite les peurs de tous bords, appuyant sur le chômage, le communautarisme… comme autant de chiffons rouge. Si vous n’avez pas d’emploi, si l’insécurité grandit, si le terrorisme nous encercle, deux seuls responsables : l’islamisme (entendez, n’importe quel musulman) et l’Europe (comprenez, les autres). Et ça marche. Grâce à sa litanie alarmiste, Marine le Pen a fini par nous convaincre qu’à chaque fois qu’on prend l’avion, celui-ci s’écrase.

Et la France s'étouffe dans cette démagogie glaçante. En fait, Marine Le Pen est ce qu’elle dénonce, une terroriste dont les armes sont les mots de sa virulence. Comme un terroriste tue sans choisir ses victimes, au hasard le plus souvent d’une foule cosmopolite, dans le but de propager la terreur dans une foule hébétée, Marine Le Pen nous dresse un tableau de notre société si terrifiant que l'angoisse tétanisante qu'elle fabrique en nous sert de trône à son pouvoir. Alors on se replie sur soi en espérant que Super Marine, en G.I Joe accomplie, vienne nous sauver. Marine Le Pen, c'est le pompier qu’on adule avant de découvrir qu’il est le pyromane. Trop tard.

Fillon n’est pas loin derrière. Lui traverse les flammes sans qu’elles ne le brûlent. Saint François martyr portant sa croix pour nous délivrer de ses de nos péchés. Et vous savez quoi ? Il va s’en sortir le bougre ! D’autant que la gauche, magnanime vient de lui offrir le super cadeau bonus Le Roux et ses fillettes en job d’été à l’Assemblée.

Nous aurons donc ces deux là au second tour.

Macron, juste derrière, beau perdant se fera les dents pour les prochaines élections. Hamon/ Mélenchon, Mélenchon/Hamon se disputeront les restes. Hamon se fera écarter d'un parti socialiste exsangue et rejoindra les rangs des exilés à l’instar d’une Ségolène à qui on aura bien fait payer d’avoir aussi bien réussi. Mélenchon coulera des jours heureux bercés des vitupérations nécessaires à son organisme d’extra-bileux. A ce sujet, je conseille à tous la vidéo de Mélenchon esquivant la question d’un journaliste, pour ordonner à l’un de ses sbires « dégage moi ça ! ». Dégage-moi ça… Voilà… les journalistes l’auront cherché sans doute oubliant trop souvent que l’info prime sur le spectacle, mais quand même… dégage-moi ça ?…

Et pendant ce temps... Paix aux autres candidats, les « petits » les « obscurs » ceux qui n’auront pu débattre avec les "grands", renforçant l'image d'une démocratie qui l’est de moins en moins.

Oui… c’est vraiment un jour sans…

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Et alors ?

Publié le par M.T

Je suis un parjure, un menteur, un escroc… « Et alors ? » Au-dessus de tout, je suis ; au-dessus de tout je reste. Fillon a basculé dans une autre dimension, celle dans laquelle, peu importe ce qu’on dit de lui, de quoi on l’accuse, où ce que l’on est à même de dénoncer, il s’en gorge, s’en regorge, s’en gargarise et plus il s’enfonce, plus il se redresse, plus il dérape, plus il va loin et frappe fort. Cet homme, qui a basé sa carrière politique sur l’image de l’honnête homme à la moralité irréprochable, celui-là même qui trébuche sur la révélation de ses malversations, lui dont on aurait attendu acte de contrition, demande de pardon à travers l’aveu de l’humble pécheur qui trouve dans la reconnaissance de son crime la rédemption, cet homme nous prend par surprise en balayant du revers d’une main dédaigneuse, toutes allégations contre lui sans même chercher, dorénavant, à les contredire.

« Et alors ? »

Constat ultime que de toute vérité il n’a cure et qu’on peut bien l’accuser de tous les maux, il s’en moque comme de sa première chemise sur mesure. Fillon décolle, non pas dans les sondages, mais de toute réalité, de tout bon sens, prenant ainsi ses propres électeurs en otage de sa superbe. C’est le mépris de l’élite empanachée, le cul fiché sur un destrier d’un blanc immaculé, qui regarde dans sa lorgnette ses troupes se faire massacrer en les rendant responsable de sa propre incurie stratégique. Ils sont morts « Et alors ? ».

Moralité : Mettre autant d’argent dans une veste de luxe pour la retourner aussi souvent, est-ce bien utile ?...

 

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Ite Missa Est

Publié le par M.T

Ite Missa Est

Et voilà, la messe est dite. Non, il ne se rendra pas et oui, il restera. Fillon a gagné son pari, prenant en otage les électeurs de droite et du centre dans une dernière bataille menée par son aile extrême. Avec une pugnacité exemplaire, la seule exemplarité qu’on peut lui reconnaître aujourd’hui, il a pourfendu tous ceux qui contre lui se dressaient par intérêt ou tentaient de le sauver, par pure amitié. Il a balayé et anéanti le camp Juppé oubliant par là même que ces électeurs représentaient un tiers des voix qui pourraient bien lui faire défaut dans la dernière ligne droite. Mais plutôt mourir que de se rendre ! Le politique affublé de surnoms peu flatteurs tel « le collaborateur », le « sans couille », « monsieur Pipi » dixit un Jean Louis Debré, alors Président de l’Assemblée Nationale qui avait remarqué que dès qu’un texte délicat se présentait, Fillon filait aux toilettes…  Ce politique enfin tient sa revanche. Et il va leur montrer, à tous, qui il est ! Quitte à pactiser avec le diable pour arriver à ses fins. Et de fait, qui a sauvé le soldat Fillon ? Les Républicains ? Non. La justice écartant tous les soupçons ? Non. Ceux qui, in extremis, auront rattrapé le candidat pendu par une main au dessus du précipice, sont les organisateurs de Sens Commun, un groupuscule de catholiques traditionnalistes regroupant tout juste 9.000 adhérents. Et je ne me fais aucune illusion, ceci aura son prix. Reste à savoir lequel. Et ceux qui voteront pour Fillon le sauront assez tôt.

Comment la droite républicaine et laïque se relèvera-t-elle de ce virage extrémiste qui nous ferait passer la famille Le Pen en son entier pour de joyeux drilles ?

Voilà donc l’avenir qu’on nous propose, celui de se voir gouverner par un probable futur mis en examen qui n’a de droite que l’extrême. Et quand bien même la justice le blanchirait-il, il resterait que, contrairement à l’image qu’il a cherché à donner de lui, celui d’un homme probe et juste à la morale inattaquable, Fillon aura fait la preuve qu’il est capable de duplicité, de mensonges et de parjures. Mais il ira jusqu’au bout. Et ses électeurs aussi.

 

Dont acte.

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Des convictions aux oeillères

Publié le par M.T

Des convictions aux oeillères

De minute en minute, la caravane se bloque, et les chiens galopent tous azimuths (J’aime bien ce mot azimuth… le « h » n’est pas nécessaire mais moi je préfère, c’est plus classe), bref et donc, c’est la pagaille la plus totale chez nos candidats.

Imaginez… Une première primaire, à droite, nous balance aux ornières un ex-président dont l’arrogance amnésique lui a laissé croire qu’ayant perdu face à un terne et consensuel adversaire, cinq ans plus tôt, il allait pouvoir prendre sa revanche et abattre d’un revers de pichenette, en seulement deux coups, le sage bordelais et l’inodore collaborateur. Et vlan, prend toi ça dans la tronche. Jeanne D’Arc est renvoyée à ses tricots de laine et autres parties de boules sudistes. Une semaine après, c’est au tour de l’élogieux modéré de se voir offrir un aller simple pour regagner ses terres viticoles. Et des trois, celui qui ne souriait jamais reste.

Puis, une primaire à gauche que décline avec prudence le président sortant et voit émerger, entre un tout juste ex-premier-ministre à la mâchoire si crispée qu’on lui offrirait bien une petite séance d’ostéopathie et l’initiateur d’un Redressement qui n’aura pas été très Productif pour lui, un jeune frondeur aux idées si subversives qu’il ferait passer, si on en croit son propre camp, Staline pour un succédané de Casimir. Mais lui non plus, notre candidat, ne souriait pas. Doit-on y voir un signe ?

On aurait pu s’arrêter là et assister à une campagne « normale » non sans batailles plus ou moins glorieuses mais qui nous aurait menés, bon an mal an, à une élection où l’alternance, en toute logique, serait sortie victorieuse. Seulement voilà, rien ne fonctionne comme prévu.

Fillon s’accroche comme un désespéré à un trône hypothétique qui s’éloigne de jour en jour, d’heure en heure (je ne sais même pas ce qu’il se passe pendant que je vous écris cela ni ce qui sera lorsque vous me lirez…). C’est l'histoire du type qui refuse de monter dans un canot de sauvetage persuadé qu’il est d’avoir conçu un navire insubmersible. Ca prend l’eau de tout bord, la poupe disparait déjà, ça fait des gros glouglous tout autour de lui mais le gars reste, imperturbable, stoïque, droit dans ses bottes qu’il ferait mieux d’enlever vite fait avant qu’elles ne se remplissent, elles aussi, d’un trop plein d’eau. Nous assistons à un « spectacle » assez unique mais qui fait froid dans le dos. Rien ne tient debout, il est le premier à le savoir, mais il résiste, envers et contre tout, quitte à se parjurer, à détruire une image de lui-même patiemment fabriquée, avec pour seul crédo, « Dieu reconnaîtra les siens »… Oui… Sauf que Dieu n'a jamais empêché les naufrages (ça se saurait) et que maintenant, notre homme est quasiment seul sur le navire qui coule refusant d'écouter tous ceux qui l’enjoignent à sauter et nager le plus loin possible avant d’être définitivement aspiré par les remous de ce Titanic politique en déroute.

Que se passe-t-il donc dans sa tête ? Arrogance ou bêtise ?

Est-ce la volonté de l’obscur, toujours le deuxième jamais le premier, dans l’ombre de ceux qui lui ordonnaient d’avaler sans rien dire toutes les couleuvres et pense avoir enfin trouvé la lumière qu'il ne peut y résister ? Se croit-il à ce point si proche d’une reconnaissance publique qui le laverait à jamais de toutes ces basses besognes auxquelles il aura été cantonné pendant toute sa carrière politique, attendant qu'on lui donne la place qu’il mérite, celle du chef ? Je ne sais pas mais je me doute que si près du but, quand les portes de la gloire s’entrouvrent enfin et que les trompettes de la renommées résonnent à plein, il doit être bien difficile d'y renoncer. Sauf qu'ici et comme dans la chanson, les trompettes de la renommée sont bien mal embouchées.

Voilà le constat...

Je compatis avec la détresse de l’homme mais je m’insurge que dans sa volonté désespérée de se maintenir, il entraine avec lui dans sa noyade une éthique suprême, celle du respect des institutions. Comment celui qui se présente à la plus distinctive des fonctions peut-il à ce point l’abaisser ? Comment peut-il penser sauver son honneur en le piétinant ? Comment peut-il nous demander de le croire quand il se parjure lui-même ?

Et ce ne sont pas ces effets de manche qui y changeront quoi que ce soit. Son programme se durcit, se sarkozyse mais rien n’y fait, ça prend l’eau quand même. Et plus dure sera la chute. Même s’il n’est pas le seul dans ce cas !

Tout près de lui, l’extrême droite se débat dans les mêmes eaux mais avec une différence majeure : elle, elle s’en fout. Le système Le Pen, c'est l'anti-système. Alors on peut bien les attaquer de toute part, eux, ça les fait rigoler. Dégagez, y’a rien à voir ! Le bateau peut couler, qu’est-ce que cela fait ? De toute façon, personne n’était monté dedans.

Et pendant ce temps qui courre, les discours des candidats sont inaudibles et passent dans la quasi indifférence générale. Seul compte de savoir quand le sarthois disparaîtra dans les eaux noires qu’il aura lui-même invoquées.

En fait, ce n'est pas du tout de cela dont je voulais parler ce matin, mais il fallait bien passer par là...

Je sais… les nouvelles ne sont pas très engageantes… Autre chose pour terminer ? Ah oui, super important, Aurélie et Arnaud, c’est fini !

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Et si on s'y remettait ?

Publié le par M.T

Et si on s'y remettait ?

Telle une cellule dormante, je réanime mon blog persuadée que j’étais de l’avoir supprimé depuis une dernière crisouille… et bien non, il est toujours là le gaillard. Alors autant de ténacité mérite bien un nouvel élan. Et comme je cherchais une nouvelle plateforme pour m’exprimer, cela tombe à point nommé !

Donc… où en étais-je ?....

Gauche et droite réunies, nous sommes nombreux, en cette année 2017, à nous sentir démunis, perdus, déboussolés, manipulés, oubliés… liste non exhaustive… bref, à ne plus savoir à quel "sein" politique nous vouer. Depuis l'ouverture de la chasse, je veux dire de la campagne présidentielle, quelques escarmouches sur mon mur Facebook se dessinent, mettant en lumière la dérive totale de nos convictions et le manque de repères qui nous affligent concernant ces prochaines élections. Et chacun de découvrir que son meilleur pote vote à l'extrême, pendant que celui que l’on pensait socialiste historique déroule un tapis rose à Macron et que vous vous faites insulter par votre belle-sœur mélenchoniste.

Plus rien n’est vrai. Plus vrai n’est rien. Et rien ne va plus !

Très vite on comprend que si l’on veut garder ses amis ainsi épinglés, il va falloir la boucler en mordant son petit poing et patiemment attendre que le feu se consume de lui-même et s'éteigne, quitte à poster pour les dix prochaines semaines des gif animés de chatons cocaïnomanes.

Sauf que moi, j’adore argumenter… et que je sais que je ne pourrais pas m’empêcher de commenter, discuter, dialoguer, haranguer, m’engueuler et envoyer des bisous à tout le monde. Mais je me rends aussi compte que l’espace de nos murs facebookiens nous cantonne dans un sillon étroit de quelques mots par ligne, très vite noyés par la masse d’anniversaires à souhaiter, les photos énervantes des supers vacances de Gribouille et Lolita, ou la description par le détail de la pousse de la dernière dent du petit. Bref, je vois bien que mon Facebook n’est pas l’endroit le plus acceptable pour des discussions engagées et musclées.

Mais comment faire lorsque je sais que je ne pourrais pas me taire... L’idée de revenir sur ce blog miraculé s'est donc imposé.

Gauche je viens ; gauche je suis ; gauche je vais. Mettons les choses au clair tout de suite. Après des débuts boitillant du côté communiste (ne m’en veuillez pas, j’étais une adolescente passionnée de sauver la veuve et l’orphelin), je me suis dirigée très vite vers le Parti Socialiste où j’ai trouvé de quoi nourrir mes idéaux et faire grandir la flamme de mon humanisme. Mon premier vote fut l’élection présidentielle de 1981. C’est sûr que lorsqu’on a cette formidable opportunité de voter Mitterrand pour la toute première fois de sa carrière d’électrice, cela laisse des traces indélébiles. J’aurai l’occasion d’y revenir sur ce blog car ce fut une époque glorieuse et pour mes convictions politiques mais aussi ma vie balbutiante de femme et de toute fraîche citoyenne.

Bref et pour faire court, je déclare solennellement réouvert ce blog sur lequel je compte bien tracer les sillons de multiples discussions. J’y laisse à chacun toute liberté de s’exprimer, les commentaires sont là pour ça, mais y impose une seule condition ; je n’admettrai aucune insulte, aucun dérapage vulgaire ou haineux. Que chacun fasse travailler son intelligence et tout ira bien. Les trolls et autres encombrants seront systématiquement effacés.

Alors discutons. De ses élections, bien sûr, mais aussi de tout et d’autres, de ce qui nous touchent dans ce monde d’actualités aussi fulgurantes que la mémoire du poisson rouge. Pour l’heure, vous n’avez que les commentaires pour vous exprimer, d’accord, mais faudra vous en contenter ! Je verrais si je peux mieux faire comme espace de discussions…Tiens, et par la même occasion, déjà faites moi savoir si cette initiative vous semble judicieuse. Nan, c’est vrai, parce que comme je me suis un peu paresseuse, cela insufflera à mon moteur d’auteur l’énergie nécessaire !

Voilà… maintenant c’est à vous… et sinon, il y a quoi ce soir à la tv ?

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